[Validé] Angelus

Présentation du Seigneur des Enfers et de ses Spectres.

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Angelus
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Messagepar Angelus » mer. déc. 06, 2006 10:42 pm

Voici donc mon BG, il est certes un peu long, et souvent "bizarre", mais j'espère que vous aurais autant de plaisir à le lire, que j'en ai eu à l'écrire.

Quelques liens pour étailler ce BG :





Je me présente, mon nom est Angelus et contrairement à ce que mon nom indique, je ne suis pas un modèle de pureté ... bien au contraire. Je suis une créature de la nuit, ne supportant pas la lumière de l'astre solaire.

Depuis ma plus tendre enfance, les rayons du soleil ont un effet néfaste sur ma peau. A chaque exposition, je sens mon corps tiraillé par une douleur atroce. Imaginez une multitude de tisons incandescents vous traversant de part en part … voilà l’effet qu’ont les rayons de l’astre solaire sur moi.

Mon enfance c’est déroulée dans un petit village en bordure de l’Euphrate. Un petit port de pécheur à mi chemin entre Babylone et Ur, en plein territoire perse. Mon père tenait une petite échoppe de tisserand. Il fabriquait les plus beau tapis que l’ont pouvait acheter le long du fleuve. Ma mère quant à elle, elle profitait des Talents d’or que rapportait mon père à la maison pour entretenir de plus belle notre doux et luxueux foyer. Egalement, le soir venu, elle payait un philosophe grec en exil sur nos terres, pour qu’il face mon apprentissage culturel. Ne pouvant pas sortir, c’était là l’unique façon pour moi de me cultiver … d’apprendre tout simplement. Grâce à lui, je pus m’initié aux mathématique, à l’astronomie, mais également à l’art de la guerre. Je ne savais pas ce qu’on ressentait en portant une épée, ou en tenant une lance, mais je savais tout ce que tout chef de guerre devait connaître. Les stratégies à adopter, l’art de manier les hommes, l’art de leur mentir aussi … tout ce qui pouvait faire de moi un bon commandant et un fin stratège.

Mon enfance passa bien vite. Déjà approchait le jour de mon 21e anniversaire. Depuis quelques années déjà, le soir tombé, je sortais arpenter les rues de mon village. Il avait bien grossis depuis mon enfance, et était devenu une jolie petite cité marchande, où nombre de personnes venu du monde entier faisaient halte avant de se rendre sur les bords de la méditerranée pour certains, ou vers le lointain orient pour d’autres. Le soir de mon 21e anniversaire donc, je festoyais dignement avec mes amis dans la taverne locale. L’alcool coulait à flot, et les femmes nous tombaient dans les bras. Bien sûr, elles étaient plus la pour nos bourse que pour nos beaux yeux, mais cela faisait parti de la fête.

Alors que ripailles gaiement, une jeune femme entra dans la taverne. Elle avait un tint blanchâtre, presque aussi pâle que le mien, et ses yeux étaient d’un vert étincelant. Ses cheveux d’argent tombaient sur sa cape de couleur pourpre, ce qui permettait de faire encore plus ressortir leur clarté. Sa beauté me glaça le sang, et me séduit immédiatement. Laissant de côté les accompagnatrices de peu de vertus qui m’avaient « collé » toute la soirée, je m’approchais d’elle afin d’entamer la conversation. Nous parlâmes de longues heures encore, et plus le temps avançait, plus sa beauté m’envoûtait. Je ne pouvais détourner mon regard d’elle, et acceptais avec une joie non dissimulé de la suivre dans l’une des chambrets de la taverne. Là, nos corps se rapprochèrent. Puis, dans un élan de fougue elle m’embrassa. C’était pour moi la première fois que cela se produisait. Bien sur, je traînais souvent en ces lieux, et souvent j’étais accompagné par les femmes faciles qui arpentaient les rues de la cité, mais jamais je n’eus l’envie d’aller plus loin. Nos corps s’enlaçaient, et elle enlevait petit à petit mes vêtement, jusqu’au moment où, elle comme moi étions nu comme des vers. Un courant d’air froid remontait dans ma colonne, et un frisson envahi ma tête. J’étais en train de me transformer, de devenir quelqu’un d’autre …

Le matin arriva bien vite. Allongé sur cette couche, je ne mettais même pas rendu compte que je devrais attendre la nuit maintenant pour rentrer chez moi. La jeune femme était encore là, debout au pied du lit, et enfilant ses vêtements. Elle se tourna vers moi et me dit :

- Désolé pour la marque à ton cou …

Intrigué par cette remarque, je portais ma main à mon cou, mais ne remarquais rien.

- Non … de l’autre côté mon mignon, dit elle avec un large sourire.

Et la, ma main posait sur l’autre côté de mon coup, je ressentais des traces de crocs. Surpris, je regardais ma main droite, et vis du sang sur elle. Immédiatement, je me levais, mes parties intimes à l’air, et pris la chaise se trouvant proche du lit pour la mettre en opposition entre moi et cette jeune fem … ce monstre.


- Qu … que m’as-tu fais ? dis-je en bégayant.
- N’est pas peur mon mignon. Je t’aime bien. Je t’ai épargné pour ça …
- Epargné ?
- Je suis comme toi mon mignon. Je vis la nuit, et la nuit me faire vivre.
- Je ne comprend rien … explique toi monstre !
- Monstre ? Tu ne disais pas ça tout à l’heure quand ta respiration se fit plus forte au creux de mon oreille … Je ne suis pas un monstre. Même si je l’avoue, certaines de mes actions feraient penser le contraire à bien des personnes. Mais rien de tout ceci. Je suis malade, et tu as la même maladie que moi. Les médecins orientaux, que j’ai consultés lors de mes voyages, disent que tout ceci provient de mon sang. Et que pour aller mieux, je devais me nourrir de sang chaud à mon tour.
- Je ne suis pas comme toi monstre.
- Tu en es sûr ?

Suite à ces mots, elle ouvra l’épais rideau empêchant les rayons du soleil de pénétrer dans la chambre, tout en prenant soin de se cacher derrière. En touchant mon visage, les lumière du jour me causèrent cette douleur tant redouté et si forte. Je ne savais comment j’avais pu contenir le cris de douleur qui émanait de mes entrailles, mais j’y parvint. La jeune femme referma rapidement le rideau, afin de ne pas me laisser exposer à cette lumière mortelle. Je m’étais déjà assis sur le bord du lit, mains sur le visage, quand je sentais une caresse dans mon dos.

- Je comprends ton effroi. Il y a quelques années j’étais comme toi. Mais j’ai appris à vivre avec ceci, et même à me balader aux lumières jours de temps en temps … même si cela reste rare.
- Comment est-ce possible ? Depuis ma plus tendre enfance, les lumières du jour sont ma plus grande peur. Comment est-ce possible ?
- Je vais t’expliquer ce que les médecin orientaux m’ont fais comprendre.

Toute la journée, nous restâmes dans cette chambre. Doria, parce qu’elle m’avait enfin donné son nom, m’avait raconté dans les moindres détails, tout ce qu’elle savait de cette maladie. Une maladie du sang causant des douleurs atroces lorsque l’on s’expose au soleil mais pas seulement. Elle me fit comprendre également que mes canines proéminentes étaient un des signes de cette maladie. Mais la suite de son discours me plut moins. Elle m’expliqua que le seul remède connu était de dévorer des créatures vivantes, et d’ingérer leur sang, afin de renouveler sans cesse notre propre sang. Elle m’expliqua que la morsure qu’elle me fit n’était pas censé me tuer, ou pour me dévorer, mais l’excitation sexuelle provoquait parfois ce réflexe animal et ce goût du sang.

:arrow: Je refusais en bloc toutes les paroles qui venaient vers moi. Ma première impression envers elle, et envers ce qu’elle me disait, n’était que dégoût. Mais au fil de la journée, grâce à des mots bien employés, elle parvint je ne sais comment à me convaincre. Elle dégageait une sorte d’aura qui m’empêchait de résister à ses paroles. Mon sentiment de dégoût laissa peu à peu place à une compassion envers celle que je considérais quelques instants auparavant comme un monstre. Comme si, sans m’en rendre compte, je changeais à l’intérieur de moi …

Le soir venu, fort de toutes ces informations, je ne me résignais pas à commettre l’acte de boire le sang d’une personne … ou même d’un animal. Et pourtant … c’est ce que j’allais faire. Doria repéra une jolie demoiselle et la convint de monter avec nous dans la chambre. Là, nos corps à tout trois allaient s’entremêler. Une nuit torride, et encore une fois nouvelle pour un jeune homme comme moi. La veille, à peine, je venais d’avoir ma première expérience avec une femme et me voilà maintenant … avec deux femmes à satisfaire. Doria prit les devant, et me guida afin de contenter tout le monde. Nous nous laissâmes aller à nos étreintes, et je m’en sortais plutôt bien je dois avouer. Et, le moment ultime venu, Doria me regarda et me montrait la jugulaire de notre « proie ». Je ne me résignais pas à commettre l’acte, mais, dans le feu de l’action, un besoin indéfinissable se fit ressentir au plus profond de moi. Tout ce que m’avait dit Doria avait fait surgir en moi des sentiments, des pulsions, insoupçonnés jusqu’à lors. Elle mit sa main sur la bouche de notre proie, et je me lançais dans une nouvelle étreinte … une étreinte morbide et sanglante.

Deux mois avaient passé depuis cette nuit où j’étais devenu un vampire pour bien des gens. Pourtant, je n’avais pas changé, j’étais le même homme qu’auparavant. Seule exception, je parcourais les côtes de la mer intérieure avec Doria maintenant. Nous étions des incompris. Ma famille elle-même m’avait rejeté. Il m’accusait d’être devenu un monstre … alors que je ne faisais que tenter de survivre. Ce qu’on ne connaît pas, nous fait peur … cet adage prend tout son sens dans mon cas. Ne pouvant expliquer mes actes, mais les trouvant horribles, les gens m’ont donc décerné le statut de vampire. Ces créatures mythiques qui se nourrissent du sang des êtres humains pour vivre. Je ne peux les blâmer pour cela, techniquement, même si je ne suis pas un démon, je fais exactement la même chose. D’autres en revanche, nous considèrent comme ce que nous étions vraiment : des meurtriers. Fini l’insouciance de l’enfance, je prenais maintenant un malin plaisir à tuer car l’ingestion du sang de mes victimes était maintenant comme un drogue pour moi. A l’instar de ces vampires que l’ont nous accusé d’être, je ne pouvais me passer de ce breuvage qui réchauffait mon corps à chaque gorgée.

Doria n’avait jamais quitté les terres du golfe persique, à l’exception de son voyage dans la vallée de l’Indus. Elle ne connaissait aucune autre langue que celle de sa naissance. Moi, par contre, fort de mon éducation auprès d’un philosophe grec, je connaissais toutes les langues majeures du bassin méditerranéen. Egyptien, Numide, Hébreux ou encore Grec étaient des langues dans lesquelles je pouvais m’exprimer aisément. Par contre, même si mon cerveau pouvait trouver n’importe quel stratagème victorieux en combat, je ne savais toujours pas me battre … mais sur ce point, Doria pouvait m’aider. Sur les rives du Gange, elle avait appris les arts de la méditation et du combat. En quelques semaines, elle m’apprit à devenir un guerrier aussi agile et rapide qu’elle. Associé à ma puissance masculine, et mon intelligence naturelle, j’étais maintenant un guerrier plus fort que la moyenne. Grâce à cela, nous pouvions maintenant nous attaquer à des proies plus grosses.

Cette nuit là, dans un petit village du nord de la Grèce, nous nous attaquâmes à un corpulent jeune homme. À la vue de sa carrure, je savourais à l’avance les litres de sang chaud présent dans ses veines et qui allaient bientôt délecter mes papilles. Suite à cette mort, nombre de guerriers nous traquèrent. Nous ignorions qu’il était l’enfant d’un riche notable de Athènes. Les chevaliers de la déesse Athéna, voulant châtier ce crime, nous prirent en chasse. Mais ils n’étaient pas les seuls. Bien que ennemis, les marinas de Poséidon et les anges de Zeus, s’allièrent à eux pour nous débusquer. Le crime que nous avions commis avait réveillé une alliance improbable de trois ennemis dans un but commun. Seul les troupes de Hadès restèrent étrangères à cela. Le dieu des morts cautionnait-il nos actes ? Ou alors ne voulait-il simplement pas ce mêler à ces ennemis ?

Des mois avaient passés depuis notre « erreur ». Nos noms étaient maintenant connus dans toute la Grèce. Ils inspiraient le respect et la peur. La désolation, la souffrance et la haine que laissions sur notre passage n’avait que fait empirer le désir de capture de nos poursuivant à notre égard. Devenu des meurtriers aguerris, nous savions où frapper pour faire le plus mal. Femme ou enfant de nos poursuivant, rien n’était trop peu pour les faire souffrir. Nous aurions du arrêter ceci et nous faire oublier … mais le désir de chair et l’envie de sang étaient maintenant trop fort et vital pour nous. Une seule journée, ou plutôt nuit, sans se délecter de ce nectar, et mon corps en demandait d’avantage. Certains jours, je ne me sustentais pas des nourriture « conventionnelle », pour mieux apprécier le goût du sang de note victime journalière. Et chose qui se révéla également pratique pendant notre fuite, le sang quotidien que nous ingérions avait permis, comme Doria me le dit à notre première rencontre, de passer quelques courtes heures en plein jour. Et ceci sans ressentir de douleur quelconque sur ma peau. Bien sur, l’exposition aux rayons du soleil ne devait pas se répéter souvent, mais cela nous permettait de mieux fuir des hommes nous traquant exclusivement la nuit. Ils pensaient vraiment avoir à faire à des vampires. Ce mythe dont nous sommes affublés dès le premier jour.

Une nuit où Doria et moi sortions pour « dîner », trois guerriers nous tombèrent dessus :


- Enfin nous vous trouvons !
- Je dois avouer que vous nous avez bien fait suer …
- Maintenant, l’heure de la vengeance a sonné. Je vais vous punir pour avoir décimé ma famille.

Un combat s’engagea entre nous cinq. L’athéniens et l’ange étaient venus m’affronter, tandis que le marina s’occupait de Doria. Je parvenais aisément à garder l’avantage sur mes deux adversaires, mais je voyais que ma belle était en difficulté. Distrait, l’athénien m’asséna un violent coup de poing dans le ventre, et je tombais à genou. L’ange s’approcha de moi à toute vitesse, et son pied arrivait rapidement en direction de ma tête. D’un réflexe, je parait le coup, prit sa jambe, et la fin tourner pour l’envoyer au sol. Je me mis sur le dos, épaule contre le sol, puis de mes mains et d’un coup de rein je me relevais athlétiquement. Je pris l’athénien par la coup et lui brisait la nuque avec une facilité déconcertante. L’ange, qui venait de se relever, se remit en position défensive contre moi. Il semblait concentrer sa cosmo énergie et je fis instantanément de même. Nous lançâmes, l’un vers l’autre, au même moment, une attaque cosmique. L’énergie que nous dégagions restait en suspend, au dessus du sol, entre nous. Ni l’un ni l’autre voulait lâcher prise. Celui qui recevrait maintenant cette boule d’énergie, formée par nos deux cosmos, périrait sûrement à l’impact. Tout en contenant cette masse énergétique, j’observais du coin de l’œil le combat de Doria. Elle était acculée contre un mur, et son adversaire la tenait en respect avec une épée. Je pouvais même entendre ce qu’il se disait, malgré le bruit assourdissant que faisaient les cosmos s’entrechoquant entre l’ange et moi :

- Tu te souviens de l’enfant et de la femme que toi et ton compagnon avaient dévorait à Sparte ? Ils étaient ma famille … et tu vas les rejoindre.

Et là, le marina planta son épée dans le cœur de Doria. Il était étonné de voir qu’elle n’avait pas disparu en fumée, comme le dise les légendes sur les vampires, et s’aperçut qu’elle était humaine en essuyant le sang chaud qui était sur sa lame. Voyant ceci, la mort de ma bien aimée, je poussais un cri de rage et mon cosmos explosa de plus belle. La boule d’énergie que l’ange et moi avions créé, partit vers mon adversaire à une vitesse phénoménale et le frappa de plein fouet. Il retomba lourdement au sol, complètement nu, la chaleur dégagée par l’attaque ayant fait fondre son armure de cuir et ses vêtements. Entouré d’une imposante aura de couleur noire, je m’avançais vers le meurtrier de Doria et entamait un combat contre lui. Ma rage était telle, que mes forces et ma vitesse avaient été décuplées en même temps que mon cosmos. Chacune de ses tentatives de me porter un coup étaient vaines. Je pouvais l’esquiver aisément. Ces quelques secondes de combat n’avaient que trop durées. D’un pas vif, j’esquivais encore une fois l’une de ses attaques, ce qui le déséquilibra. J’en profitais pour lui passer derrière, et prendre son épée qui était dans son foureau. Avant même qu’il ne se retourne, j’enfonçais la lame dans son dos, jusqu’à traverser son corps. Grâce à cela, le pommeau de l’épée touchant maintenant son corps, j’étais contre lui pour lui susurrer à l’oreille :

- Et voilà comment je venge ma bien aimée … Aussitôt dit, je plongeais mes crocs dans son cou, finissant de le tuer en ingérant une partie de son sang. Ce sentiment de puissance et de contrôle total de son être, associé à mon désir de vengeance, me procura un sentiment encore plus puissant que lors de tous les meurtres commis auparavant. Son dernier souffle rendu, je retirais l’épée de son corps et le jetais au sol devant moi. Je lâchais à son tour l’épée et allait en direction de Doria. Je pris son corps inerte dans mes bras, et lâchais quelques larmes au dessus d’elle. Là, je me remémorais ce qu’elle m’avait dit un jour :

[FLASHBACK]

- Si je dois mourir brutalement un jour, je te demande de faire une chose pour moi.
- Laquelle ?
- Je veux que tu boives mon sang, jusqu’à la dernière goutte, afin que je puisses continuer de vivre en toi.
- Je te le promet, mais fort heureusement ce jour n’arrivera jamais…

[FIN de FLASHBACK]

Pour la première fois, depuis la première gorgée de sang que je bus dans la taverne de mon village, je répulsais à boire celui de Doria. Mais en même temps, cette volonté était la sienne et je lui avais promis. Je dégagé sa nuque de ses longs cheveux argent, et commencé à m’exécuter. En même temps que je m’abreuvais de son corps, mes larmes ruisselait sur elle. Une fois la tâche terminée, je me levais et pris son corps dans mes bras. Je devais l’enterrer avant le levé du jour. Je choisis de le faire en dehors de la cité, aux cotés d’un des rares autels grecs consacrés au dieu Hadès. Nous avions vécu dans la mort et dans la nuit, il était donc normal que par delà la mort, Doria continu dans la même voie. Une fois fait, son corps mis en terre, je me tranchait la main et fit couler mon sang au dessus de la terre encore fraîche en dessous de laquelle elle reposait.

- Par mon sens, je jure que je vengerais ta mort. Athéna, Zeus et Poséidon devront souffrir de la perte de leurs sujets, comme je souffre de ta mort.

Je me tournais maintenant pour faire face à l’autel de Hadès. Je m’avançais jusqu’à lui, et posais ma main sur le marbre noir qui le composait. Mon sang coulait sur la roche, et je fis serment de servir le dieu des enfers.

- Ô Hadès, fils des titans Cronos et Rhéa, dieu du monde souterrain où vont les ombres des morts. Accorde moi de te servir. Toi, ta femme Perséphone, et tout ton royaume, dans le but de te défendre contre tes ennemis, mais également dans celui d’assouvir ma vengeance envers eux. Par mon sang, je te jure fidélité en ce lieu et en cette heure, ma vie et ma mort t’appartiennent. Permet moi de vivre sur tes terres du Nekyomanteion, là où les rayons du soleil répulsent à entrer de toute leur intensité, là où je pourrais vivre en plein jour et châtier les intrus venus pour te défaire.
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Messagepar Mandos » lun. déc. 11, 2006 9:30 pm

Désolé pour toute l'attente, mais j'ai eu une semaine qui m'a laissé peu de temps au BG.

Ca m'embete de dire ca mais ton BG, bien que bien construit, écrit, et plaisant est hors contexte.
Mais introduire des vampires ne collent pas à l'univers saint seiya/ mythologique.

De plus on doit sentir plus pourquoi tu tez tournes vers Hadès (bien qu'on le devine aisément), dire pourquoi devenir un spectre (donc un guerrier)
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Messagepar Angelus » lun. déc. 11, 2006 9:33 pm

Donc je change quoi ? Juste la partie disant comment je viens à servir Hadès ou tout ?
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Messagepar Mandos » lun. déc. 11, 2006 9:44 pm

En gros changer pas mal de choses : tout ce qui fait référence au vampire. par exemple tu peux dire que tu es une créature de la nuit, mais plus métaphoriquement, dire que tu préfères evoluer dans l'obscurité pour duiverses raisons. Ca veut dire aussi changer le passage sur ta vie qui dure depuis des siècles et donc sur les Titans (au pire tu dis, que tu es dans un village d'irréductible qui prie les titans).

Pour ta rencontre avec la demoiselle, tu peux aussi dire qu'elle t'a transformer mais métaphoriquement aussi. Tu peux dire qu'elle t'a métamorphosé....

Ca m'ennuie d'autant plus de dire ca, que ton BG est de qualité, mais la présence de vampire ne colle pas.
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Messagepar Angelus » lun. déc. 11, 2006 9:46 pm

Oki je vais jouer sur les mots alors pour amener à penser cela sans pour autant le mentionner et modifier pour les Titans et prendre un dieu plus "comtenporain"

Et aussi étoffer la partie ou je rejoins les rangs des spectres
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Messagepar Niebelungen » lun. déc. 11, 2006 9:52 pm

Tu peux dire que tu as une maladie de peau t'empechant d'être au contact du soleil... mais rp parlant pour la suite ça va être difficile de dire que tu attaques tes adversaires que le soir tombé ou la matin très tôt... quoique...
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La vie est une lutte, alors je lutterai à vie...
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Messagepar Angelus » lun. déc. 11, 2006 9:56 pm

Je vais garder la trame générale alors et changer ce qui est trop orienté vampire alors. Domage :oops:
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Messagepar Angelus » jeu. janv. 25, 2007 6:23 pm

[hrp] Je laisse celui que j'avais fait pour l'instant pour montrer le contraste. Voici donc la première partie du nouveau BG. Il est moins explicite que le précédent, et sur les conseils de Niebelungen j'ai opté pour la maladie provocant une avertion au soleil et m'obligeant à vivre la nuit.

La suite, on va dire qu'elle s'orientera de la même façon que l'ancien BG, c-a-d vie vampirique, mais au sens littéral du terme. Mais vous en saurais plus quand je posterais donc cette suite ... [/hrp]





Je me présente, mon nom est Angelus et contrairement à ce que mon nom indique, je ne suis pas un modèle de pureté ... bien au contraire. Je suis une créature de la nuit, ne supportant pas la lumière de l'astre solaire.

Depuis ma plus tendre enfance, les rayons du soleil ont un effet néfaste sur ma peau. A chaque exposition, je sens mon corps tiraillé par une douleur atroce. Imaginez une multitude de tisons incandescents vous traversant de part en part … voilà l’effet qu’ont les rayons de l’astre solaire sur moi.

Mon enfance c’est déroulée dans un petit village en bordure de l’Euphrate. Un petit port de pécheur à mi chemin entre Babylone et Ur, en plein territoire perse. Mon père tenait une petite échoppe de tisserand. Il fabriquait les plus beau tapis que l’ont pouvait acheter le long du fleuve. Ma mère quant à elle, elle profitait des Talents d’or que rapportait mon père à la maison pour entretenir de plus belle notre doux et luxueux foyer. Egalement, le soir venu, elle payait un philosophe grec en exil sur nos terres, pour qu’il face mon apprentissage culturel. Ne pouvant pas sortir, c’était là l’unique façon pour moi de me cultiver … d’apprendre tout simplement. Grâce à lui, je pus m’initié aux mathématique, à l’astronomie, mais également à l’art de la guerre. Je ne savais pas ce qu’on ressentait en portant une épée, ou en tenant une lance, mais je savais tout ce que tout chef de guerre devait connaître. Les stratégies à adopter, l’art de manier les hommes, l’art de leur mentir aussi … tout ce qui pouvait faire de moi un bon commandant et un fin stratège.

Mon enfance passa bien vite. Déjà approchait le jour de mon 21e anniversaire. Depuis quelques années déjà, le soir tombé, je sortais arpenter les rues de mon village. Il avait bien grossis depuis mon enfance, et était devenu une jolie petite cité marchande, où nombre de personnes venu du monde entier faisaient halte avant de se rendre sur les bords de la méditerranée pour certains, ou vers le lointain orient pour d’autres. Le soir de mon 21e anniversaire donc, je festoyais dignement avec mes amis dans la taverne locale. L’alcool coulait à flot, et les femmes nous tombaient dans les bras. Bien sûr, elles étaient plus la pour nos bourse que pour nos beaux yeux, mais cela faisait parti de la fête.

Alors que ripailles gaiement, une jeune femme entra dans la taverne. Elle avait un tint blanchâtre, presque aussi pâle que le mien, et ses yeux étaient d’un vert étincelant. Ses cheveux d’argent tombaient sur sa cape de couleur pourpre, ce qui permettait de faire encore plus ressortir leur clarté. Sa beauté me glaça le sang, et me séduit immédiatement. Laissant de côté les accompagnatrices de peu de vertus qui m’avaient « collé » toute la soirée, je m’approchais d’elle afin d’entamer la conversation. Nous parlâmes de longues heures encore, et plus le temps avançait, plus sa beauté m’envoûtait. Je ne pouvais détourner mon regarde d’elle, et acceptais avec une joie non dissimulé de la suivre dans l’une des chambrets de la taverne. Là, nos corps se rapprochèrent. Puis, dans un élan de fougue elle m’embrassa. C’était pour moi la première fois que cela se produisait. Bien sur, je traînais souvent en ces lieux, et souvent j’étais accompagné par les femmes faciles qui arpentaient les rues de la cité, mais jamais je n’eus l’envie d’aller plus loin. Nos corps s’enlaçaient, et elle enlevait petit à petit mes vêtement, jusqu’au moment où, elle comme moi étions nu comme des vers. Un courant d’air froid remontait dans ma colonne, et un frisson envahi ma tête. J’étais en train de me transformer, de devenir quelqu’un d’autre …

Le matin arriva bien vite. Allongé sur cette couche, je ne mettais même pas rendu compte que je devrais attendre la nuit maintenant pour rentrer chez moi. La jeune femme était encore là, debout au pied du lit, et enfilant ses vêtements. Elle se tourna vers moi et me dit :


- Désolé pour la marque à ton cou …
Dernière édition par Angelus le jeu. janv. 25, 2007 10:02 pm, édité 1 fois.
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Niebelungen
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Messagepar Niebelungen » jeu. janv. 25, 2007 9:24 pm

La marque à ton coup ou cou ?

La suite pour quand ? C'est prometteur.
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La vie est une lutte, alors je lutterai à vie...
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Messagepar Angelus » jeu. janv. 25, 2007 11:20 pm

"cou" of course, mes doigts ont merdé sur le clavier :wink:

et voilà la suite. quand ce sera fini, j'éditerais le 1er post et le mettrais la haut en entier

Pour info, je pars sur ton conseil suite à mon 1er essai de BG, c'est à dire la maladie, et bien sur je m'oriente vers celles qui ont sans doute eu pour effet de créer les mythe des vampires

cf. http://www.morsure.net/spip.php?article22 et http://www.morsure.net/spip.php?article102





Intrigué par cette remarque, je portais ma main à mon cou, mais ne remarquais rien.

- Non … de l’autre côté mon mignon, dit elle avec un large sourire.

Et la, ma main posait sur l’autre côté de mon coup, je ressentais des traces de crocs. Surpris, je regardais ma main droite, et vis du sang sur elle. Immédiatement, je me levais, mes parties intimes à l’air, et pris la chaise se trouvant proche du lit pour la mettre en opposition entre moi et cette jeune fem … ce monstre.


- Qu … que m’as-tu fais ? dis-je en bégayant.
- N’est pas peur mon mignon. Je t’aime bien. Je t’ai épargné pour ça …
- Epargné ?
- Je suis comme toi mon mignon. Je vis la nuit, et la nuit me faire vivre.
- Je ne comprend rien … explique toi monstre !
- Monstre ? Tu ne disais pas ça tout à l’heure quand ta respiration se fit plus forte au creux de mon oreille … Je ne suis pas un monstre. Même si je l’avoue, certaines de mes actions feraient penser le contraire à bien des personnes. Mais rien de tout ceci. Je suis malade, et tu as la même maladie que moi. Les médecins orientaux, que j’ai consultés lors de mes voyages, disent que tout ceci provient de mon sang. Et que pour aller mieux, je devais me nourrir de sang chaud à mon tour.
- Je ne suis pas comme toi monstre.
- Tu en es sûr ?

Suite à ces mots, elle ouvra l’épais rideau empêchant les rayons du soleil de pénétrer dans la chambre, tout en prenant soin de se cacher derrière. En touchant mon visage, les lumière du jour me causèrent cette douleur tant redouté et si forte. Je ne savais comment j’avais pu contenir le cris de douleur qui émanait de mes entrailles, mais j’y parvint. La jeune femme referma rapidement le rideau, afin de ne pas me laisser exposer à cette lumière mortelle. Je m’étais déjà assis sur le bord du lit, mains sur le visage, quand je sentais une caresse dans mon dos.

- Je comprends ton effroi. Il y a quelques années j’étais comme toi. Mais j’ai appris à vivre avec ceci, et même à me balader aux lumières jours de temps en temps … même si cela reste rare.
- Comment est-ce possible ? Depuis ma plus tendre enfance, les lumières du jour sont ma plus grande peur. Comment est-ce possible ?
- Je vais t’expliquer ce que les médecin orientaux m’ont fais comprendre.

Toute la journée, nous restâmes dans cette chambre. Doria, parce qu’elle m’avait enfin donné son nom, m’avait raconté dans les moindres détails, tout ce qu’elle savait de cette maladie. Une maladie du sang causant des douleurs atroces lorsque l’on s’expose au soleil mais pas seulement. Elle me fit comprendre également que mes canines proéminentes étaient un des signes de cette maladie. Mais la suite de son discours me plut moins. Elle m’expliqua que le seul remède connu était de dévorer des créatures vivantes, et d’ingérer leur sang, afin de renouveler sans cesse notre propre sang. Elle m’expliqua que la morsure qu’elle me fit n’était pas censé me tuer, ou pour me dévorer, mais l’excitation sexuelle provoquait parfois ce réflexe animal et ce goût du sang.

Le soir venu, fort de toutes ces informations, je ne me résignais pas à commettre l’acte de boire le sang d’une personne … ou même d’un animal. Et pourtant … c’est ce que j’allais faire. Doria repéra une jolie demoiselle et la convint de monter avec nous dans la chambre. Là, nos corps à tout trois allaient s’entremêler. Une nuit torride, et encore une fois nouvelle pour un jeune homme comme moi. La veille, à peine, je venais d’avoir ma première expérience avec une femme et me voilà maintenant … avec deux femmes à satisfaire. Doria prit les devant, et me guida afin de contenter tout le monde. Nous nous laissâmes aller à nos étreintes, et je m’en sortais plutôt bien je dois avouer. Et, le moment ultime venu, Doria me regarda et me montrait la jugulaire de notre « proie ». Je ne me résignais pas à commettre l’acte, mais, dans le feu de l’action, un besoin indéfinissable se fit ressentir au plus profond de moi. Tout ce que m’avait dit Doria avait fait surgir en moi des sentiments, des pulsions, insoupçonnés jusqu’à lors. Elle mit sa main sur la bouche de notre proie, et je me lançais dans une nouvelle étreinte … une étreinte morbide et sanglante.

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