[ BG ] Héléades, l'héritier Atlante

Présentation du Roi de l'Olympe et de ses Anges.

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Heleades
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[ BG ] Héléades, l'héritier Atlante

Messagepar Heleades » mar. janv. 27, 2015 12:12 am

Portant depuis quelques temps le surplis de Moira, la destinée implacable par qui il était guidé; Héléades, devenu Spectre d'Hadès et amnésique depuis sa défaite contre son combat face à son père adoptif Spartacus, était toujours animé par cette fureur qui affectait son coeur et son âme, prêt à venger les siens d'une des seules choses dont il se souvenait d'un passé fragmenté en puzzle, un nom qu'il maudissait plus que toutes choses sur terre: Deiphobos, un fils d'Arès dirigeant une véritable armée quelque part en Thrace, un homme terrible qui, avec ses hommes et femmes, dévasta la magnifique Atlantide en compagnie du marina Agénor et de ses mercenaires qui lui, avait perdu la vie des mains du prince de l'Atlantide lorsqu'il fut encore marina.

Avançant dans l'obscurité, telle une chauve-souris sans sonar, l'héritier Atlante était guidé par sa Moira, qui, il en était persuadé, l'aiderait à accomplir sa vengeance, cette malédiction qui seule importait, bien plus que ses allégeances aux diverses divinités dont il se servait juste pour accomplir ses terribles plans. Cette malédiction dont lui même ne soupçonnait pas, avait considérablement, au fil des années, empoissonnée son âme, faisant de lui un être obscur dénué de bons sentiments comme il l'était autrefois, lorsqu'il était encore qu'un enfant. On pouvait constater ici l'infime puissance des sorts et artefacts Atlantes à travers un prince devenu un instrument de vengeance et un modèle de détermination.

Un beau jour, après avoir entendu des rumeurs de guerres et de batailles à propos des Lithiques; le solitaire Prince se rendit sur les lieux, portant son surplis ainsi que sa légendaire épée Atlante deuillegivre sur le dos, à Olympie. Il espérait y trouver Deiphobos mais à la place, il se retrouva face à un élémentaire, une terrible créature antique qui semblait représenter l'élément de l'eau et des souvenirs. la créature engagea sans crier gare le combat, prenant diverses formes aqueuses, d'abord un trident qu'il esquiva avec égide de foudre, puis en un rempart qu'il fendit en deux grâce à son épée. Le combat fut serré mais tout bascula lorsque le monstre prit inexplicablement la forme d'une des rares personnes en laquelle il avait beaucoup d'affection, se rappelant d'elle en la voyant grâce aux dons polymorphiques de l'élémentaire : c'était Shamkat !

Le prince, saisi d'un émoi et d'une douleur sans égale à la tête, perdit quelques secondes de concentration ce qui lui fut fatal. Son adversaire se mua en un requin gigantesque qui, la gueule ouverte, se rua sur lui avec une force titanesque, avant de tomber dans le néant. Quand il ouvrit les yeux, Héléades se trouvait dans un lieu qui lui fut plus que familier : des dalles de nacres brillants de milles feux, cette odeur esquisse de l'herbes fraichement coupées, ce bruit de l'eau qui ruisselait délicatement accompagnées des sons de cordes de harpes et des chants divins des Nymphes dans une harmonie parfaite ... Il était chez lui, dans le palais royal de l'Atlantide !

Levant les yeux, il eut la surprise de voir la présence de son père Arkantos, de Briseis sa mère, et des autres membres de la caste royale; eux qui furent tous et toutes emportés par la ker de la mort ce funeste jour ou son royaume sombra.

" Suis je mort, sommes nous en Elysion ? " s'exclama Héléades, pleurant à chaudes larmes en prenant ses parents dans ses bras.

" Mon enfant, il serait bon que tu t'en persuades .. Vois comme tu as souffert .. " Répondit sa mère, elle aussi pleurant, sachant ce que son fils avait enduré.

" Les dieux t'ont assez persécuté, mon fils. Toi qui a enduré les tourments infinis de notre peuple. Tu as aujourd'hui le droit de gouter au bonheur sans porter le poids de la malédiction des tiens. Tel fut ton funeste destin, j'en suis désolé, mon fils ..." dit le grand Arkantos, en peine.

Les retrouvailles furent longues et douloureuses; mais en même temps, Héléades ne s'était jamais senti aussi bien et en paix avec lui même; comme ci quelque chose s'était brisé en lui. Ils discutèrent pendant des heures entières, se remémorant dans un premier temps l'enfance heureuse d'Héléades, avec des souvenirs intarissables qu'il avait oublié comme toutes ses filouteries ... Puis ils eurent ensemble une discussion plus sérieuse, ou Héléades peu en connaître un peu plus sur ses véritables origines, bien que toute sa mémoire fut revenue, grâce à Arkantos et briséis, ses parents. C'est ainsi qu'il apprit que le royaume et le peuple Atlante fut crée quelques jours après le déluge de Deucalion.

Le tout premier Atlante était prénommé Atlas, un fils que Zeus créa de toutes pièces à partir de son propre sang, mais aussi avec de l'argile, du bois de Dodone, de l'eau, de la terre et de la foudre. Il fut l'homme le plus beau de la création, une vrai réussite et un chef d'oeuvre du roi des dieux qui faisait sa fierté, si bien qu'il fut la créature la plus appréciée des Olympiens pour sa bonté, sa beauté et son intelligence.
Lors de son dixième anniversaire, Zeus lui offrit un royaume à son effigie, Poséidon lui offrit la protection des océans, de magnifiques chevaux et une mer poissonneuse; Hadès lui offrit la richesse de ses terres; Seule Héra, jalouse que Zeus n'eut pas conçut sa création avec elle, priva l'homme de fertilité. Mais Atlas, malgré ses magnifiques présents, se sentait terriblement seul après quelques années; Alors Zeus, lorsqu'il eut 16 ans, transforma une colonie de fières abeilles en hommes; la solitude d'Atlas disparue pour un temps, le roi Atlas pouvant alors régner sur ses sujets dignement, et leurs apprenant son savoir, bâtissant de nombreux temples en l'hommage des Olympiens, dont le roi des dieux.

Mais après quelques années, la solitude envahie de nouveau le coeur du prince; un manque que ni son statut, ni l'amitié et ni l'amour des Olympiens ne pu combler. C'est alors que Poséidon, régnant sur les océans, lui présenta une Néréide, fille d'un ancien dieu marin, Nérée, dont il tomba éperdument amoureux. Le dieu des océans lui offrit alors la main de la nymphe comme présent, qui elle également fut immédiatement séduite pour le roi de l'Atlantide. Reconnaissant envers Poséidon, Atlas, le fils prodige de Zeus érigea un nombre de temples égales à celui qu'il avait fait bâtir pour Zeus pater. Mais le jeune Atlas ne put avoir d'héritier suite au maléfice d'Héra, ce qui ravagea le coeur du jeune roi et de la Néréide. Zeus, magnanime, concevra alors de céder à la jalousie de sa femme la reine des dieux, et ôta son sang divin de son fils qui devint un simple mortel, ainsi, Atlas put donner à sa bien aimée une descendance. Depuis lors, une rivalité s'installa entre les deux Olympiens, chacun voulant avoir une influence supérieure sur l'autre à propos de ce royaume qui fut le joyau de la terre promis à un pouvoir sans commune mesure. C'est depuis ce temps que la tradition s'instaura au sein de la religion Atlante, désignant que chaque descendant de Zeus, venant de la branche du roi Atlas se devaient d'épouser une divinité marine pour maintenir un équilibre maintenant une paix fragile entre le roi des dieux et son frère le roi des mers.

Mais au fil du temps, à mesure que les descendances du roi Atlas et de la néréide Ampoosa se multipliaient, l'influence qu'avait pu apporté Zeus à l'Atlantide s'avéra bien plus important et novateur que celle de Poséidon; en effet grâce à Zeus, les Atlantes évoluèrent technologiquement parlant bien plus rapidement que le reste des civilisations du monde qui ignoraient, pour la majorité d'entre eux, l'existence de l'Atlantide grâce à une brume que le roi des dieux avait parsemé autour de l'île tandis que les flots de Poséidon eux, repoussaient les visiteurs mal attentionnées; leurs offrant une qualité de vie sans commune mesure, ne connaissant ni la faim, ni la soif, ni la maladie. Tout cela rendait les présents de Poséidon presque inaperçu, le seul attribut intéressant étant la protection des eaux fructueuses, ce qui ne faisait pas le poids face à l'héritage de Zeus qui était donc, au fil du temps, la divinité la plus vénérée au sein du royaume.

Cela déclencha donc le début de la fin pour les Atlantes, qui avaient rompu cet équilibre synonyme de paix divine. Ils furent annihilés par une branche secrète de l'armée de Poséidon, dirigé par Agénor, mais également par un des fils d'Arès, Déiphobos, mandaté par son père à qui lui fut promis de la part de Poséidon ou d'Agénor des armes et des artefacts Atlantes pour ses propres armées en échange de son soutien. Malheureusement et malgré l'aide de Zeus, les atlantes ne purent rien, eux qui n'avaient aucune expérience de la guerre, étant un peuple pacifique. Mais contre toute attente, Poséidon, accablé par le destin funeste d'un peuple dont il avait aimé son premier roi comme un fils et avait contribué au développement de son royaume, lui qui apprécié les atlantes en dépit de toutes choses, intervint dans la bataille pour sauver l'unique héritier du trône et survivant de ce massacre, puis décida de le destiner à en faire un marina, placé sous la tutelle de son plus puissant guerrier, Spartacus.

Briséis, sa mère qui était donc également une Néreide, lui apprit alors le maléfice que lui avait infligé Hérodote avant de trépasser sur le mont Pélée, la plus haute montagne Atlante.

" Hérodote était le sorcier le plus puissant de l'île, un homme à la puissance gigantesque. Il avait acquis grâce à l'héritage de nos ancêtres une puissance magique, un don des dieux. C'était un vieil homme bon et admiré pour ses qualités, il fut très attaché à son peuple ainsi qu'à toi, mon enfant. Cependant, le jour ou le royaume fut dévasté, te sachant encore en vie, il fit de toi, en plus d'être l'héritier de ton peuple, l'héritier de sa rage et de celle de tout un peuple. Ce fut ce poison qui, années après années, te transforma en cette entité démoniaque qui s'emparait de plus en plus de ton âme, te donnant comme unique but de punir et châtier les coupables. Tu devins donc un instrument, dirigé comme une marionnette; et ce fameux miroir que tu croisas un jour te montre à quel point Hérodote était puissant, lui qui avait dans les derniers instants de sa vie, vendu son âme aux ténèbres pour sauvegarder l'honneur des siens, t’apposant le sceau maudit. Mais à présent, le maléfice est rompu, rien ne peu survivre à la mort. " dit la reine Atlante.

Quand Héléades posait la question sur l'absence du sorcier qu'il avait bien connu étant enfant, son père Arkantos, descendant du grand Zeus, lui expliqua que pour son crime et ayant vendu son âme à l'érèbes, il appartenait aux ténèbres. Quand il apprit tout cela, Héléades fut à la fois stupéfait, horrifié, peiné mais fier de ses origines. Contrairement à autrefois, ou sa haine aurait pris l'ascendant sur sa raison, il était juste en colère, mais surtout déçu, comme par exemple amère d'avoir mené un jour les armées de Poséidon à la gloire face aux anges de Zeus, le dieu qui l'avait toujours protégé tout au long de sa vie sans qu'il ne s'en est rendu compte, même après l'avoir trahi lorsqu'il fut ange, mais également d'avoir trahi et fait du mal à ses amis comme Spartacus, Baine, ou encore celle dont il avait certainement des sentiments, la douce Shamkat. Il aurait voulu être cet homme faisant le bien et le justice dans ce monde en proie à la guerre des dieux, pour le rendre aussi beau que l'Atlantide (aussi appelé Nymphéa dans sa langue natale). Il aurait également souhaiter débarrasser le monde de cet ordure de Deiphobos qui nuisait et profitait des malheurs de ce monde, allant bientôt devenir, dans quelques temps, un véritable fléau pour la Grèce, lui qui avait ravagé les terres Thraciennes, comme ce fut le cas de son propre royaume, pour en faire son bastion; et seul Zeus savait quels artefacts il avait pu voler aux Atlantes avant qu'elle ne soit rayée de la carte du monde.

Même s'il ne devait plus s'en inquiéter, puisqu'il ne semblait plus appartenir à ce monde, Héléades n'arrêtait pas d'y penser, ce qui troublé un peu son repos éternel, bien qu'avoir retrouvé les siens, l'amour d'un père et d'un mère le comblait d'un bonheur tel que cela avait permis aux maléfices d'être exterminé et donc d'être redevenu lui-même.
Cependant, il se posait une question; s'il était mort et s'il se trouvait aux champs élysée, avec tout ce qu'il avait commis et venait de découvrir comme les trahisons, meurtres, blasphèmes (même s'il n'était pas vraiment lui-même), pourquoi n'était-il pas en train de subir les fléaux de l'Hadès ?
Était-ce un cadeau du magnanime Zeus, qui, une fois encore le protégeait, comme cette fois-ci contre Spartacus ?
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