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Engueyrrand, Général RP

Publié : dim. oct. 06, 2019 5:00 pm
par Astaesh
Engueyrrand patrouillait aux abords du Nékyomantéion. La zone était calme, cela faisait bien longtemps que le refuge des spectres de Sa Majesté n’avait pas subi une attaque en règle. Les dernières batailles avaient prélevé un lourd tribut dans les rangs des armées divines, on disait même que celle du grand Zeus n’était plus. Les spectres, eux, n’étaient plus qu’une poignée.

Engueyrrand s’apprêtait à rentrer quand il ressentit un cosmos. Il était puissant mais aucunement agressif, bien au contraire, il était doux et Engueyrrand eut le sentiment de le connaître.
Il prit finalement le chemin du sud, vers le cosmos mystérieux.

Cela faisait des jours qu’Engueyrrand voyageait, il n’avait plus aucun doute, ce cosmos l’appelait et il se trouvait à Olympie. L’esprit encombré de questions, il pressa le pas, curieux de découvrir de quoi il retournait.

Fatigué de son long voyage, Engueyrrand arriva finalement devant la citadelle d’Olympie. De nombreux artisans s’y affairaient, certains réfectionnaient les grandes portes, d’autres inspectaient les murs. Un chariot chargé de vivre pénétra l’enceinte, mais nulle trace des gardiens, il n’y avait aucun Ange présent. Finalement, l’ancien général des armées de Sa Majesté s’avança et entra dans la cour de la citadelle sous le regard étonné des hommes qui travaillaient là.

Le spectacle à l’intérieur de la cour était semblable à celui de l’extérieur, à la différence près qu’un homme en robe longue, qui avait tout de l’allure d’un oracle, donnait des ordres à tout ce petit monde. Des Anges, toujours aucune trace.
Le cosmos bienveillant venait de cet homme, celui-ci sembla ressentir la présence du spectre et se tourna vers lui. Engueyrrand eut alors la confirmation qu’il le connaissait, ce qui n’ôta rien à sa surprise.

« Oracle Astaesh !?

Ah ! Te voilà enfin. Tu en as mis du temps, j’ai eu tout le loisir de remettre cet endroit en ordre en t’attendant.

Mais que faîtes-vous ici ? Vous étiez mort !

La même chose que toi, je restaure la gloire des armées de Zeus. Et quant à ma mort, disons que c’était une phase transitoire. »

Restaurer la gloire des armées de Zeus, mort transitoire… Engueyrrand était perdu.

« Je suis venu ici parce que vous m’avez appelé, mais je suis un serviteur de Sa Majesté et je ne veux pas être mêlé à ce qui se trame ici.

Mais il ne se trame rien ici, petit Ange.

Seigneur Astaesh, je suis un Spectre ! Mes errements passés m’ont amené à servir Apollon, mais j’ai fait pénitence et regagné ma place dans les armées de Sa Majesté. Je n’ai pas fait tout ça pour me mettre au service d’un autre dieu !

Eh bien si, justement.

Ça n’a aucun sens !

Il est vrai que, dit comme ça en effet, ça n’a aucun sens, mais écoute-moi, Engueyrrand. Tu me fais confiance ?

Oui, Seigneur Astaesh.

Alors voilà, toute cette histoire m’est tombée dessus comme une fiente de pigeon sur une tourte. Sa Majesté m’a fait revenir des Enfers pour restaurer la grandeur de Zeus. Pourquoi ? Tu n’as pas besoin de le savoir. Je suis ici et je tiens le rôle d’oracle par la volonté d’Hadès et de Zeus et c’est en leurs noms que je t’ai fait venir. J’ai besoin de toi, je n’y arriverai pas seul. Tu as sauvé le Nékyomantéion de Lucifer et ses sbires quand tu étais général, aujourd’hui te voilà à nouveau général, mais cette fois tu es général des Anges. Sauf qu’il n’y a pas d’Ange… Si d’anciens Anges sont encore en vie, il va nous falloir les retrouver et il nous faudra aussi trouver de nouvelles recrues. Tôt ou tard, le monde aura besoin de l’armée des cieux. C’est très important, Engueyrrand, c’est même vital. Tu comprends ?

Je vous comprends, ou tout du moins j’ai confiance en vous, mais les autres me considèreront comme un traître. Il m’a été très difficile de me faire pardonner et là, ce que vous me demandez, c’est de faire un trait sur tous mes sacrifices, sur tout le sang que j’ai versé.

Oui, c’est ce que je te demande, mais c’est aussi ce que Zeus et Hadès te demandent. Les Spectres ne te pardonneront pas cette nouvelle allégeance, c’est certain, mais Hadès, lui, t’a déjà pardonné. Alors, acceptes-tu ?

Oui, Seigneur Astaesh, j’accepte. »