Magoa

Présentation des forces rebelles qui regroupent l'ensemble des renégats.

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Magoa
Élève
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Magoa

Messagepar Magoa » lun. janv. 31, 2011 2:02 pm

Présentation générale

Magoa à une peau cuivrée et une chevelure vert turquoise. Ses yeux ambre sont une rareté. Elle mesure 1,75m et pèse 60 kg. Magoa est plus féline qu'autre chose : sa fine et compacte musculature est portée au maximum de ses capacités par un entraînement guerrier de haut niveau. Elle est également d'une condition physique exceptionnelle, endurant à l'extrême. Son style de combat, qu'elle a développé elle-même, est très spectaculaire. Magoa souffre d'une légère schizophrénie qui se manifeste lors de combats où sa vie, ou celle de son frère d’adoption (Sabazios), est en jeu. Son autre personnalité, qu'elle appelle "Le Fléau" développe encore ses capacités guerrières mais tendent à aveugler les traits de caractère tels que la pitié où la raison. Si elle lui a sauvé plus d'une fois la vie, Magoa a tout de même du mal à accepter cette part d’elle-même, qu’elle ne contrôle pas.
Même selon les standards, Magoa est d'une grande beauté. Mais sa timidité lui a fait manquer beaucoup d'occasions avec les hommes, mêmes si certains n'étaient pas spécialement recommandés, son seul amour est Sabazios le fils de Thessal. La voix de Magoa est douce et mélodieuse.

Histoire

ENFANCE (0-5 ANS):


Magoa est née dans une petite cité matriarcale du nom de Vechinaan, loin dans les terres du nord de la Thrace, ancienne colonie de guerrières femmes, venue des rives du Thermodon et de la cité de Thémiscyre. Elle est la deuxième enfant de la famille.
Des heures vides, des journées vides :
« Il me reste peu de souvenir des cinq premières années de mon existence. Une longue suite stérile d’instants placés les uns après les autres. Quand je parvenais à gagner en secret le balcon de la maison familiale, les lueurs de la lune dans le lac en contrebas, m’émerveillaient. Lorsque je me souviens des heures passées à contempler ces « feux », je suis stupéfait de l’inanité de mes premiers jours.
Je me rappelle la sensation enivrante éprouvée chaque fois que je m’aventurais hors de la maison pour me gorger de cette splendide vision, une petite chose tellement satisfaisante en regard du reste de mon existence…
Chaque fois que j’entends claquer un fouet, c’est plus une mémoire sensorielle qu’un véritable souvenir. Le coup cinglant, puis la douleur lancinante ne sont pas des choses qui s’oublient de sitôt. Les muscles se tétanisent au delà du supportable. Ma sœur ainée était près de devenir prêtresse quand lui incomba la tâche de m’élever. A cette période de sa vie, elle avait de l’énergie à revendre, sans doute plus qu’il n’en fallait pour une tâche somme toute facile. Elle montra l’intense méchanceté de notre mère à mon égard.
Le venin de Veknaa courait dans ses veines. Elle n’aurait pas mis en danger ses ambitions pour me protéger.
Allons, mes cinq premières années ont peut-être été plus douloureuses que les suivantes, ce qui expliquerait pourquoi je refuse de m’en souvenir! Comment savoir ? Malgré mes efforts, je n’en revois rien. Elles m’ont surtout laissé des souvenirs de mes pieds et du sol. Car un enfant n’a jamais le droit de relever la tête. »


DEVENIR UNE GUERRIERE (5-20 ANS):

Maître d’armes (5-15 ans):
Alors que Magoa doit être formé comme pretresse à son tour, F’nar, le maître d'armes de la famille, se rend compte que cette jeune possède des prédispositions exceptionnelles pour le combat. Après un test que Magoa remporte avec succès, F’nar accepte de la former. Durant 10 ans, F’nar et Magoa vont s'affronter dans d'innombrables joutes d'entraînement. Magoa excelle dans le maniement de l’épée, et atteint presque le niveau de son maître. Au-delà de ces duels, une sincère amitié se forme entre les deux combattants. Mais la despotique mère de Magoa, souhaite faire de sa fille une guerrière au cœur de pierre, une tueuse parfaite. Craignant que le comportement laïc et amical de F’nar n'influence Magoa, elle envoie cette dernière à l'académie militaire et fait assassiner F’nar.

F’nar; mentor, professeur, ami :
« Moi, livrée aux souffrances de mes frustrations….
Plus d’une fois j’ai nié tout cela. Ai-je trop demandé à F’nar? Ai-je attendu la perfection chez un esprit tourmenté ? L’ai-je jugé selon des critères trop élevés au vu de son expérience ?
J’aurais pu devenir comme lui, victime de la même rage impuissante, ensevelie sous la malfaisance qui a fait de ma cité ce qu’elle est devenue. Il semble logique que les erreurs de nos aînées soient pleines d’enseignement. C’est ce qui m’a sauvé, je pense. Sans l’exemple de F’nar, je n’aurais trouvé aucune solution.
Mon choix est-il meilleur que le sien ? Je crois, oui, même si trop souvent le désespoir me fait désirer la solution qu’il adopta. C’eût été plus facile. Mais la vérité ne souffre pas de compromis et les principes sont hypocrites si l’idéaliste est incapable de vivre selon ses propres valeurs.
Ma solution est donc meilleure.
Je me lamente pour mon peuple, pour moi et pour le maître à jamais perdu qui me montra comment, et pourquoi, recourir aux armes.
Rien ne brûle davantage le cœur que ce néant : avoir perdu quelqu’un avant d’avoir apprécié sa valeur. Souvent maintenant, je lève mon verre pour un toast porté à des oreilles qui ne peuvent plus m’entendre : A F’nar, celui qui m’a insufflé le courage. »

L’Académie (15-20 ans).
« Le statut social dans l’univers de mon peuple, il n’est rien de plus important !... C’est le leit-motif de leur… de notre religion, l’appel qui fait vibrer ces cœurs affamés de haine.
Chez nous l’ambition piétine le bon sens et la compassion, tout cela au nom de Veknaa, la Reine Ecarlate.
La promotion sociale, dans la société, est une affaire de meurtre. La Reine Ecarlate est la déesse du chaos; elle et sa grande prêtresse, véritable maitresse de la cité, appréciant les ambitieux qui savent manier les dagues empoisonnées.
Bien entendu, il y a des règles de conduite, toute société se doit d’en avoir. Le meurtre et la sédition systématiques ont besoin d’un semblant de justice; les châtiments appliqués au nom de la loi sont effroyables. Mais planter un coutelas dans le dos d’un allié durant une bataille, ou dans les ombres paisibles d’une allée, est tout à fait accepté, voir admiré. Les enquêtes ne sont pas le point fort de la justice. Personne n’ira vérifier les faits.
Le statut social est l’enseignement de Veknaa, l’arme qu’elle utilise pour renforcer le règne du chaos et garder ses « enfants » dans leur prison. Enfants? Plus exactement, des pions, marionnettes de la Reine Ecarlate, poupées de chiffon frémissant sur son échiquier.
Car tous chassent ou tombent sous les coups des chasseurs pour son plaisir. Le statut social est un paradoxe de mon peuple, la limite de sa soif de pouvoir. Les plus puissants citoyens de Vechinaan passent leur vie à regarder par-dessus leur épaule et à protéger leur dos des coups de poignard. Quand elle les surprend, la mort frappe de face.


L’Académie est dispensatrice de tous les mensonges qui cimentent la société. Ces tromperies sont tellement ressassées qu’elles finissent contre toute raison par avoir des accents de vérité. A Vechinaan, les sermons sur la justice sont si manifestement contredits par la vie quotidienne qu’il est difficile de comprendre comment les jeunes peuvent y croire.
C’est pourtant ce qu’ils font.
Même à présent, si longtemps après, la simple idée de ce lieu m’effraie. Non pour les souffrances subies ou la peur constante de la mort : j’ai arpenté plus tard des routes aussi dangereuses. L’académie m’effraie quand je songe aux survivants, les diplômés, lancé sur le monde comme une horde de prédateurs.
Leur crédo ? Tout est excusable du moment qu’on ne se fait pas prendre; tout ce qui importe dans la vie est de satisfaire ses appétits; seuls les plus forts et les plus rusés sont habilités à jouir du pouvoir arraché aux mains qui ne le méritent plus. La compassion n’a aucun droit de cité à Vechinaan; C’est pourtant la compassion, et non la force, qui offre l’harmonie à la plupart des peuples. Et c’est l’harmonie qui précède la grandeur.
Les faux-semblants noient sous la peur et la défiance. L’amitié n'est plus rien, et l’amour oublie jusqu’à son nom. La haine et l’ambition sonnent le glas de mon peuple; mes soeurs prennent pour de la force ce qui n’est que faiblesse. De là l’existence paranoïde qu’elles appellent « Se tenir prêt «.
J’ignore comment j’ai survécu à l’Académie; comment j’ai déjoué les duperies et renforcé les idéaux que je chéris par dessus tout.
C’est sans doute grâce à F’nar, mon professeur. L’expérience qui lui a tant couté et qui a aigri son cœur, il me l’a transmise. Mes oreilles ont entendu les cris.
Les cris des victimes innocentes.
Les cris des cœurs purs livrés à l’injustice
Les cris des enfants assassinés... »


L'immense talent de Magoa est une nouvelle fois démontré durant ses études, son art du combat étant considérablement meilleur que celui des autres aspirants guerriers. Elle sort de l'académie couvert de lauriers, mais écœuré par la vie qui lui est destinée.

RENAISSANCE : (20-23 ans) :

l'histoire de Magoa débute vraiment lorsque la grande chef de guerre décide d'unir les tribus pour attaquer la capitale voisine. Convaincu de la perfidie et de la lâcheté des habitants urbains, Magoa fais parti de cette attaque. La résistance farouche qu'opposent les guerriers et défenseurs de la capitale prend les barbares par surprise. Alors que la grande chef de guerre perd un combat singulier, Magoa voit un guerrier à barbe blanche se dresser sur son chemin. Malgré un coup formidable sur le crâne, le guerrier parvient à le vaincre, mais lui laisse la vie sauve. Thessal, puisqu'il s'agit de lui, avait vu un éclat particulier dans les yeux de la jeune barbare. Convaincu qu'elle valait mieux que ses congénères, Thessal décide de s'occuper de Magoa. Pour qu'elle expie les crimes de son peuple envers les habitants de la grande cité, le puissant guerrier la prend à son service pour une durée de trois ans.

Ces trois années de servitude n'ont rien d'un esclavage brutal. Malgré une certaine forme de captivité (Magoa ne peut quitter la ville) la jeune barbare apprend nombre de choses importantes. Elle apprend premièrement à aimer son frère d'adoption, Sabazios, le fils de Thessal, se découvrant même une attirance pour lui, ainsi qu'un lien téléphatique. Thessal lui apprend également les vertus de la patience, et du vrai honneur, à l'inverse de sa première vision de la chose.

« Après ces quelques années, je suis stupéfaite des changements que j’ai subis en menant une telle existence. Chaque être doué de raison forge son identité en communiquant avec ceux qui l’entourent. Sans ce lien, j’étais perdue. Quand je quitterai Thessal, je décidais que ma vie se fonderait sur des principes moraux inflexibles. »

Thessal :
« Amitié, un terme qui signifie beaucoup de choses différentes, pour les diverses races et cultures. A Vechinaan, l’amitié est en général fondée sur une exploitation mutuelle. Tant que l’union est à l’avantage des deux parties, elle reste solide. Mais la loyauté n’est pas le fort de la vie de la cité; sitôt qu’un des deux amis pense avoir avantage à se débarrasser de l’autre, l’union, c’est-à-dire, souvent la vie de ce dernier, connaît une fin rapide.
J’ai eu peu d’amis dans ma vie. Si je vivais encore un millénaire, je soupçonne que ce serait encore vrai. Il n’y a pas de quoi se lamenter, car ceux qui m’ont appelé leur amie sont des hommes de haute stature, qui ont enrichi mon existence et lui ont donné un sens. Il y eut d’abord F’nar, mon mentor, qui me prouva que je n’étais pas seul, et que je n’avais pas tort de m’en tenir à mes principes.
J’étais pourtant en pleine déroute quand Thessal entra dans ma vie. Le temps que je passai dans la capitale fut bref, mais je garde un souvenir précis de la cité de Thessal et de son peuple, et surtout de Sabazios; je m’en souviendrai toujours.
Je rencontrai en eux, pour la première fois, une société qui reposait sur la solidarité, et non sur l’égoïsme. Ensemble, ils résistent aux périls, peinent pour survivent, et jouent à des jeux difficilement séparable des autres aspects de leur vie.
Plus forts en effet sont les plaisirs quand on les partage.

Je vois maintenant ma route comme une recherche de la vérité. Tout pourrait se résumer à une question. Comment définit-on le bien et le mal?
Je porte en moi mon propre code moral. Mais suis-je née avec lui, ou m'a-t-il été inculqué par F’nar ? Je ne saurais le dire. Ce qui importe, c'est que ce code m'a obligé à grandir.
Au terme de ces années passées, j'en vins à douter de l'existence même de la vérité. Je me demandais s'il y avait la moindre raison de vivre. Dans mon ancienne cité, il y en a une: l'ambition, la recherche de gains matériels allant de pair avec la promotion sociale. Mais tout cela me semblait une piètre motivation.
Je te remercie, Thessal, d'avoir confirmé mes soupçons. J'ai appris que l'ambition égoïste n'est qu'un gâchis, un gain provisoire forcement suivi par d'irréparables pertes. Car il y a effectivement une harmonique dans l'univers: Le chant concordant du bien collectif. Pour se joindre à ce chœur, il faut trouver les notes justes. »

Sur la route (23-25 ans) :
« Lorsque je dus quitter définitivement Thessal, je fus de nouveau seul. Mais je n'étais solitaire qu'en apparence. En esprit, je marchais avec l'incarnation de mes principes. Thessal avait appelé Zeus "dieu"; pour moi, il n’est qu’un manipulateur comme les autres. Seul l’amour de Sabazios compte, il marche à mon côté, veille à ma sécurité et chasse le désespoir quand je suis repoussée et traquée. L’amour de Sabazios, et la certitude de ma valeur, me donnent le courage de m'approcher des villes du sud. L'accueil que j'y reçois ne varie pas: le choc puis la peur, vite transformés en colère. Les plus généreux me disent simplement de déguerpir, et je réussie à m'échapper sans blesser sérieusement quiconque.
Les égratignures sont un prix minime à payer. De mon voyage dans les terres du sud, je retiens une chose, l'espoir, un sentiment que je n’aurais jamais connu si j'étais restée à Vechinaan. A chaque nouveau village, l'espérance donne un nouvel allant à mes pas. Un jour, j'en ais la conviction, je serais la bienvenue et je trouverais ma terre promise.

Un jour, oui… Mais quand ? »


......................................................


Magoa s’était assoupie, la nuit était clair, et la lune pleine. Près d’elle flambaient quelques morceaux de bois qu’elle avait glané autour de son camp. Un camp rudimentaire, juste un petit feu au milieu d’une place de verdure, elle-même entourée de buissons denses. Etre le plus inaperçu possible, même si la chaleur du feu était nécessaire dans ces régions des Plaines glacées.
Alors même qu’elle plongeait dans un sommeil réparateur, elle se redressa d’un bond presque inhumain, dans le même mouvement le feu était étouffé… Une arme dans chaque main, tous ses sens exacerbés elle scrutait la nuit éclairée par cette lune.
« Cette sensation, une aura !... Elle dégage un tel cosmos !... Et pourtant il est presque imperceptible, comme camouflé… … Qui va-là… »
« N’aie crainte mon enfant ce n’est que moi… »
Au son de la voix, Magoa remis ses armes dans leurs fourreaux et raviva le feu.
« Je ne m’attendais pas à vous revoir magicienne, que me vaut cette visite ?… Pourquoi être venue en personne, enfin physiquement j’entends ? »
« Ces humains !!.... Toujours à poser un tas de questions avant même d’avoir la joie d’accueillir un voyageur… »
La magicienne, lui sourit, puis se dirigeant vers le feu, elle s’assit dans un geste plein d’assurance et de grâce. Elle fît signe à la jeune rebelle de venir la rejoindre.
Magoa ne se fît pas prier, le froid commençait à se faire sentir.
« Bien, je suis ici pour deux choses, le premier message aurait pu être onirique, mais le temps presse, quand au second, et bien, il s’agit d’un présent… »
Elle sortit un petit rouleau de papyrus qu’elle tendit à la guerrière.
« …Tu devras le remettre à quelqu’un… » Mais avant qu’elle ne puisse finir sa phrase…
« … Sabazios !... » Magoa se figeât, son lien télépathique avec son frère d’adoption et amant l’avait comme paralysé…
La magicienne eut un sourire satisfait en assistant à la scène…
« C’est la première raison de ma venue, il n’y a pas de temps à perdre, prépares tes affaires, tu devras emmener Sabazios au portes d’Olympie où il continuera son chemin, un jour tu le rejoindras. »
Magoa, s’arrêta brusquement, elle n’avait pas attendue les ordres de la magicienne, et son paquetage était déjà quasi prêt… A son grand étonnement d’ailleurs.
« … A Olympie !!!... Avez-vous perdue la raison magicienne… Soit… pour Sabazios, puisque c’est toujours ce qu’il a voulu, mais moi… » … Elle inspira un long moment… « Rejoindre les rangs d’un dieu, quelle folie… »
La magicienne, la regardât, puis d’un large sourire…
« Agir par amour serait-il folie mon enfant ? »
La rebelle dévisageât la magicienne, la colère montait, en même tant que son besoin de liberté se rappelait à elle…
« … Certes non, tant que cet amour n’aveugle pas le jugement et nous laisse totalement conscient du choix de nos actes. Je n’aime pas les prisons magicienne, qu’elles soient dorées ou non !... »
« Je suis fort aise de le savoir, cher enfant et me voilà rassurée pour l’avenir… Ha, et n’oublie pas le rouleau… »........
"La liberté se gagne"

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