Jibril

Présentation du Roi de l'Olympe et de ses Anges.

Modérateurs : Maîtres de jeu, Oracles de Zeus

Jibril
Élève
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Jibril

Messagepar Jibril » jeu. mars 10, 2011 5:41 pm

INTRO : oui c'est écrit au présent, mais je voulais rendre des sensations plutôt que raconter une histoire à la troisième personne. Et oui, le vent c'est l'intervention de Zeus, qui n'est pas le dernier pour peloter de la petite humaine. Mais je trouve que j'ai fait ça subtil. / INTRO


Le vent dans mes cheveux. Je sens la caresse de l'air sur ma peau, c'est une sensation que j'aime, et je la laisse durer avant d'accepter le reste de mes sensations. Et je me souviens.

*****

Je me souviens du soleil qui brûle ma peau et des balancements du chariot. Les marchands qui nous emmènent sont rudes, mais ils connaissent le prix de leur marchandise, et pas question de l'abimer. Je ne saurais jamais pourquoi mes parents et leurs enfants furent réduits en esclavage. Dette, guerre, condamnation de justice ? Peu importe, nous fûmes ramener vers la Grèce loin de l'Orient qui nous a vu naître. Notre couleur de peau renforcerait notre exotisme, et satisferait l'orgueil des grecs qui se méfient toujours des perses.

Le bénéfice fut sans doute intéressant pour le marchand qui nous vendit. Je me rappelle vaguement avoir vécu dans le quartier des femmes esclaves, où j'étais assez choyée, puis être passée au service de mes maitres, pour porter des choses à table, où ma frimousse faisait sourire mes maitres vieillissants et attendris, ou faire du ménage avec ma mère ce que je trouvais plutôt amusant.

A la mort du maitre de maison, tous ses biens sont revenus à ses enfants. Je fus séparé de mes parents à 14 ans, un âge où on est déjà une femme, sans être tout à fait une adulte. J'étais un bien, une richesse, et le fils cadet comptait me le faire savoir. Brimé par ses frères, il avait enfin un être sur lequel exercer du pouvoir. Crier, menacer, battre parfois, voilà comment il l'exerçait, son pouvoir. Moi j'obéissais. J'étais esclave, je devais subir. Il buvait sans se maitriser ce vin épicé que les grecs aiment tant. Il jouait aussi parfois, plus que ce qu'il avait en espèce sonnante et trébuchante. Il me perdit. Ses compagnons de jeu voulurent profiter sur le champ de leur nouveau bien. Je les vois encore s'avancer vers moi. L'ombre me prend à mesure que leur emprise se resserre. J'ai peur. Le monde se recroqueville sur moi pour m'écraser. Ils me touchent.

Non. Le vent souffle.

Je repousse le premier et me saisit d'un objet lourd que je jette à la face d'un autre. Je trouve un espace pour m'enfuir. Je cours. Le vent me porte, je sors de la maison, et je cours. Je cours si vite que le vent semble me porter. Qu' il est chaud ce vent. Le souffle ne me manque pas. Je cours, et je sors de la cité.

Je suis perdu.

Voilà dix ans que je n'étais sorti de l'enceinte de la ville, et rares les fois où j'ai pu quitter l'enceinte de la maison de mes maîtres. J'ai couru tout droit sans savoir où aller, vers une montagne que je n'avais jamais pris le soin de voir avant, tant mon monde se résumer à la servitude de mes maîtres. Mais je suis maintenant dans un cul de sac : en suivant un chemin, me voilà face à une paroi rocheuse qui me barre le chemin. Je me retourne, et mon maitre est là.

Il est rouge. Rouge de colère, de honte, rouge d'avoir couru après cette esclave qui cherchait à échapper à son emprise, à son pouvoir. Il a un glaive à la main, il veut me tuer pour que je lui reconnaisse enfin sa prédominance. Ce n'est pas un guerrier, mais il sait qu'un vrai esclave se laissera frapper par son maitre.

Non. Le vent souffle à nouveau.

Je ne serai plus esclave. Je serai libre. Il approche, il lève son arme, la bave aux lèvres. L'épée au dessus de sa tête brille.

Le vent souffle et il éveille en moi la colère et la force. J'ose. Je le frappe à la gorge. Comment peut il être repousser aussi loin par moi, qui suit si frêle ? Il tombe, sa tête heurte le sol, sa main lâche l'épée. Je m'en saisis. Il est sol, gémit, sans se rendre compte que je tiens sa lame au dessus de lui. Le frapperai je ?

Non. Le vent souffle encore.

******
J'ouvre à nouveau les yeux. J'entend à nouveau le bruit du vent, je sens la fatigue de mon corps, fatigué d'avoir couru sur des lieux. Je sens le poids de l'épée dans ma main.

Une voix grave me dit de gravir la montagne. Le vent m'enserre et me caresse, m'embrasse, me soulève presque, s'attarde sur mes seins, puis me pousse vers la montagne. Je commence à marcher.

Combien d'heures ai-je passé sur ces sentiers de montagne je ne sais. Mais quand l'énergie me manque, quand le vent ne me porte plus, je tombe enfin à genoux. Un homme est devant moi. Il brille, il est magnifique, son armure renvoie la lumière éclatante du soleil.

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Kleisos
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Messagepar Kleisos » jeu. mars 10, 2011 7:06 pm

Je trouve ça sympa.

Par contre il faudrait une petite suite où tu décrive ton perso physiquement, ainsi que "psychologiquement" (même si ca peut ensuite changer: voir celui de cerbere qui à changer de caractère avec le temps au cour des RP).pour le reste je laisse gérer Gaby et Khokho
Jibril
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Messagepar Jibril » mar. mars 22, 2011 10:10 pm

Je suis validé sur le forum des anges, mais pas ici. du coup, je ne vois pas les topics RP d'ici. Quelqu'un pourrait il s'en charger ?

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