[VALIDE V3]Azatha
Publié : mer. mai 09, 2007 5:44 pm
On me connaît sous le nom de Azatha et voici mon histoire :
- Première partie : A Carthage
D'origine Phénicienne, je suis au née aux alentours de la mer morte. Je n'ai fait qu'y naître car très vite ma famille partit à Carthage où j'ai passé toute mon enfance. Issu d’une famille de riche marchand, j ai pu accéder à un bon niveau de culture, j’ai appris le grec, le sumérien et surtout le respect des principes religieux. Mon enfance fût classique élevée par les femmes à l’abri derrière la gynécée. Ce fut la plus belle période de ma vie. Tout n’était que rire, jeux et découverte. J’étais alors une petite fille souriante, comblé par l’amour d’une mère et vouant un profond respect pour mon père.
Ma vie se trouva basculée en l’an OI 155.3 (-153 av JC du calendrier attique) lorsque mon père accompagné de plusieurs hommes me dit qu’il me fallait à présent grandir, j’avais 12 ans et étant une fille, je ne comprenais pas trop ce qui se passait.
A cette époque ce que l’on appelait la deuxième guerre punique s’était achevée il y a un peu plus de 40 ans avec une défaite amère pour Carthage.
La tension entre notre nation et Rome avait fortement augmentée ces derniers temps. Notre situation militaire n’étant pas encore revenu aux effectifs souhaités, même si notre dette, conclue après la défaite de Zama, était terminée, ceux-ci étaient encore restreints face à cette Rome qui montait en puissance.
Pour cela ma famille m’apprit le maniement des armes et l’art du combat. Rome ne nous faisait pas peur mais nous la lui inspirions. La nation qui 50 ans plus tôt fit trembler les murailles de l’Urbs, avec le général Hannibal, était toujours une épée de Damoclès pour cette république. Tous les jours, notre famille s’entraînait avec plusieurs maîtres d’armes. Le glaive et l’arc n’avaient plus beaucoup de secret pour moi, il me manquait encore l’habilité lié à l’expérience, mais cela arrivera un jour (bien plus tôt que je ne le pensais).
De tout les maîtres d’armes que j’ai pu côtoyer, un seul restera dans ma mémoire, grec d’origine il se nommait Toppexès. Je le haïssais et je pensais à cette époque, autant que lui pouvait me haïr. Je me souviens du jour ou un peu moins alerte que d’habitude, il me fractura le bras droit et après me força à me battre encore et encore avec mon autre bras valide. Les frustrations et les vexations étaient telles que je pensais ne jamais en finir. Je n’osais en parler à mon père, celui-ci étant dur mais juste, farouchement ancré dans ces principes, pour lui nous étions un peuple en guerre et le combat, le courage et la vaillance ne s’apprennent pas avec les larmes, même si ce sont toutes les larmes de l’enfer. Je me résignais, continuais mon apprentissage, essayant de satisfaire et parfois d’amadouer le plus possible Toppexès. Mais celui-ci n’en devenait que plus impitoyable à la limite de la pure cruauté. Chaque jour qui passait voyait ma haine envers ce démon d’homme s’accroître. Tous les Dieux de Carthage m’étaient témoins de ma volonté à chaque instant de le transpercer, de le foudroyer. Mais pour cela il fallait d’abord que je puisse le toucher. Alors je me suis entraîné sans relâche jour et nuit, je devint une vraie gauchère, mon bras droit, gardant une séquelle, me lançait presque tout le temps. Je ne souriais plus, j’avais perdu l’innocence de la jeunesse.
A l’age de 16 ans, un événement allait changer ma vie (OI 156.3), Carthage déclara la guerre au roi Numide Massinissa allié de Rome.
Toppexès prit cet événement pour augmenter mon entraînement. Ayant expliqué à mon père que demain les légions de l’aigle seront à nos portes, il fallait accélérer ma formation. Il exigea dès lors de ne s’occuper que de moi du lever du soleil à son coucher afin de rattraper le retard et les lacunes que j’avais soit disant accumulées. Quand mon père accepta sa requête, j’ai cru que tous les dieux m’avaient abandonnés. Etant fille unique il voulait avec son âme patriarche que je sois et que je reste en vie et surtout, me préparer aux dures lois de la guerre.
Me résignant à mon sort je travaillais avec l’énergie du désespoir, j’avais déjà beaucoup progressé mais cela ne semblait jamais suffisant. Chaque soir je me couchais courbaturée et couverte d’ecchymoses. Toutefois je dois reconnaître que Toppexés avait vu juste, quelques semaines après le début du conflit contre les Numides, Rome soutint que Carthage, en attaquant un allié de Rome, avait violé les traités de paix et lui déclara la guerre. Malgré une tentative de négociation avec le Sénat et l’acceptation de leurs exigences (Carthage devait remettre 300 otages des familles les plus nobles et toutes son armée sous le contrôle du Sénat), celui-ci réclamât en sus le déplacement de Carthage. Les légions de Rome arrivaient sous nos murailles.
La cité entrait en état de guerre et moi avec, Toppexés ne me laissait plus aucune minute de répit.
Les premiers affrontements virent nos armées victorieuses. Protégés derrière nos murailles, nous pensions la victoire à notre portée. Mais les stratèges romains changèrent de tactique et décidèrent de nous bloquer de tout ravitaillement. Ils construisirent trois digues pour empêcher tout navire d’entrer ou de sortir. Carthage réagit immédiatement, fît détruire les toits des maisons et couper les cheveux de femmes pour construire les plus de navires possible et exécuter une merveilleuse sortie, qui, malheureusement se soldat par un cuisant échec. Dans les ateliers d’armement, l’or et l’argent étaient fondu à la place du fer et du bronze qui venaient à manquer Il fallait désormais tenir, vaincre ou mourir.
Dés le début du conflit je m’engageais dans l’armé de défense. Je fus assigné à la protection des ingénieurs. Lesquels avaient en charge la construction d’un nouveau port. Chaque jour que les dieux nous octroyaient voyait une attaque de nos soldats. Mais après plusieurs mois, le premier mur d’enceinte tomba et l’approvisionnement devenait de plus en plus dur. Je me retrouvais alors à la défense de la deuxième enceinte. Envahie par la fierté de ma nation, je me battais avec courage et détermination, repoussant avec mes compagnons d’armes les assauts incessants des assiégent. Mais leur acharnement vint à bout de notre courage et nous avons du, après une année de résistance qui vit périr nombre des mes camarade, céder et battre en retraite vers la citadelle.
La citadelle, dernier bastion de notre identité et de nos valeurs, seul la mort nous en délogera. Epuisé, diminué en nombre, notre vaillance n’en été que renforcée. Les assaillants sentant la victoire proche redoublaient d’effort pour ne nous laisser aucun répit. Nous avions réussi jusque la à les contenir et surtout à percer le blocus maritime, ce qui permit à plusieurs bateaux d’accostés et ainsi de nous ravitailler. Mais 2 ans et demi de combats avait réduit nos forces. Un matin l’armée romaine parvînt à ouvrir une brèche dans notre dernière muraille. Mon groupe de défense se retrouva vite encerclé. Le glaive à la main nous défendions cher notre peau. Le combat fut rude et sans pitié. Le sang coulait a flot. Les hommes en armes tombaient a tour de bras. Un coup à gauche, un autre à droite. Parade dans la foulé. Je ressentais les effets de mon entraînement. Je parait et pourfendait dans un même mouvement. Nous parvîmes à dégager un espace parmi nos assaillants. Les quelques survivants de notre groupe en profitèrent pour quitter cette espace où nous commencions à être acculé. Nous courrions vers l’Acropole. Durant six jours nous combattions, rue par rue, pavé par pavé. Guidée par l’énergie du désespoir et la fierté de notre peuple
Le septième jour notre chef Hasdrubal ainsi qu’une grande partie de notre armée voulût se rendre. Mais sa femme en habit de fête préféra se jeter dans les flammes avec ces deux enfants. Toute la gloire de notre peuple se reflétait dans ses yeux
Ainsi l’acropole tombait, nous étions perdu, les combats furent enragés, j’avais vaincu nombre de légionnaires. Mon glaive ne reflétait plus les flammes de Carthage, désormais livré aux feux et aux sangs, il n’était plus que le reflet de ma fureur, complètement teinté du rouge sang de mes ennemis. Quant à moi, les vêtements en loques et couverte de sang, le regard hagard, j’avais perdu le contact avec le monde réel. La rage se lisait sur le moindre grain de ma peau. C’est alors que me revint à l’esprit mon désir de vengeance. Il fallait trouver Toppexés et s’il était en vie le tuer …
Je partis à sa recherche, déambulant en titubant, au milieu de corps inertes ou gémissants. L’horreur, la mort et la douleur étaient présent dans chaque bouffé d’air que j’inspirais. Mon monde n’était plus. Seules la vengeance et la haine me permettaient de tenir debout et d’avancer. Je ne serais dire combien de temps je parcouru les rues de la citadelle, tel un spectre, ni par quel miracle je ne fus point égorgée ou trucidée (peut être étais-je déjà morte ?).
C’est adossé à une pierre, dans un coin d’une ruelle, que je trouvai l’objet de ma quête. Il était là, gisant dans son sang et celui d’une dizaine de légionnaire éventrés ou déchiquetés. Là devant moi, le corps meurtri, mais vivant. Je me mis à rire, le rire de la démence. Il faisait moins le fier allongé devant moi, ne pouvant se relever car une jambe lui manquait. Il me regardait, dans ses yeux il n’y avait nulle crainte, nulle supplique. Il me regardait juste. Et moi, je continuais de rire, tout en levant mon glaive. Il comprit vite mes intentions, mais rien ne changea en lui, il dit seulement : « tu n’as donc rien compris ». Et j’abatis mon arme sur son crâne. Ma vengeance était accomplie, mais pourquoi ? Pourquoi toutes ces atrocités ? Pourquoi ce meurtre ?
Ma raison commençait à revenir. Et maintenant, je pleurais, et cette fois c’étaient toutes les larmes de l’enfer ! Je pleurais ma vie, ma famille, ma ville, ce que j’étais devenue, il ne me restait plus qu’à mourir. C’est à ce moment la que j’entendis derrière moi des voix romaines, je me retournais vivement et sentit mes jambes se dérober, je tombais à terre. Ma respiration était douloureuse. Ma vision se voilait. Les voix s’éloignaient. J’avais froid. J’avais de nouveau peur. Que ce passait il ? Non je ne veux pas … je ne sais pas … PARDON …
- Deuxième partie : Une nouvelle Grèce
J’ouvre les yeux et rempli mes poumons d’un seul coup.
L’air à nouveau ? Où suis-je ? Je suis morte ? Qui sont ces gens autours de moi ? Ils parlent visiblement grec, mais il y a beaucoup de différence avec la langue que j’entendais d’habitude.
Péniblement je me redresse sur mes coudes. Il fait chaud. Si je suis morte pourquoi mon corps me fait il si mal ? J’ai encore mes vêtements couverts de sang sec, et le goût de celui-ci dans ma bouche. Les guerriers autour de moi commencent à me relever et me pause de multiples questions. Qui suis-je ? Comment suis-je arriver ici ?
Groggy et à bout de force, je parviens à articuler une question ; ou suis-je ? Une femme qui me fixait depuis le début s’approche de moi et me dit : « tu es au Nekyomanteion, sur les terre du dieu Hadès ». Alors je suis bien chez les grecques, le dieu Hadès, oui je connaissais. Le dieu des morts, gardien des enfers. J’étais donc morte ? La femme reprend son interrogatoire : « Qui est ton dieu, que viens tu faire ici ». Je ne peux articuler, les yeux grands ouverts, on en peut que distinguer mon air hagard. Comprenant cela la femme m’invite à la suivre. Me fait rentrer dans une maison et me montre une couche. Du repos, en me réveillant tout redeviendra comme avant ? Je dormis pendant 2 jours. A mon réveil la femme était là a coté de moi, elle repris aussitôt ses questions. Je lui racontais mon histoire, d’où je venais et qui j’étais. Elle m’écoutât sans dire un mot. Une fois que j’eu fini, elle parti sans rien dire et revint plusieurs heures plus tard accompagné de plusieurs hommes en armure. Vont-ils me tuer ? Non au contraire l’un d’eux s’assis a coté de moi et commença à me parler d’ici de ses règles. Je l’écoutais. Je lui demanda alors si il connaissait un moyen de retourner a Carthage. Il rit et me dis qu’il ne connaissait pas de ville de se nom.
Ils partirent et me laissèrent à mes réflexions. La femme m’apporta à manger et me raconta l’histoire d’Hadès. Notamment l’enlèvement de Perséphone. Hadès avec l’accord de Zeus enleva Perséphone alors que celle-ci cueillait des fleurs en compagnie de nymphes. La mère de Perséphone Déméter la chercha partout sur tout, ne la trouvant point elle déchaîna alors sur terre une famine. Avant que tout homme sur terre ne meure de faim Zeus exigea d’Hadès que celui-ci rende Perséphone. Hadès accepta ç une condition. Il libère Perséphone si elle n’a pas encore goûté à la nourriture de morts. Perséphone n’ayant de chagrin rien mangé depuis son enlèvement, Hadès dut à contre cœur la renvoyé sur terre. A peine de retour sur terre, Hadès apprend par son jardinier Ascalaphos qu’il l’avait vue cueillir une grenade et en manger sept grains. Perséphone avait donc mangé de la nourriture des enfers, elle devait revenir vivre auprès d’Hadès pour l’éternité. Zeus apprenant cela intervint auprès de son frère et lui proposa un marché. Perséphone resterait six mois sur terre et six mois en enfer. Lors de ses séjour en enfer Déméter pleur sa fille chaque jour et cette période correspond à l’hiver, mais à contrario quand elle est sur terre sa mère rayonne de mille feux. Si je vous raconte cette histoire c’est que celle-ci est à la base de mon adoration pour Hadès.
Le dieu des morts et surtout le dieu du renouveau et de l’espoir. J’en suis la preuve vivante. Est-ce lui qui m’a ramener ici alors que je me croyais morte ? Je ne le sais pas et ne le serais sans doute jamais. Mais je sais maintenant que c’est pas lui que tout reprend. Que le dieu des enfers et le gardien de l’éternité et du changement.
Les mois passent et j’apprends à découvrir cet univers et ces coutumes. Je suis désormais au service du dieu Hadès et je me bats pour que son rayonnement soit éternel.
Une nouvelle histoire peut désormais commencer ...
- Première partie : A Carthage
D'origine Phénicienne, je suis au née aux alentours de la mer morte. Je n'ai fait qu'y naître car très vite ma famille partit à Carthage où j'ai passé toute mon enfance. Issu d’une famille de riche marchand, j ai pu accéder à un bon niveau de culture, j’ai appris le grec, le sumérien et surtout le respect des principes religieux. Mon enfance fût classique élevée par les femmes à l’abri derrière la gynécée. Ce fut la plus belle période de ma vie. Tout n’était que rire, jeux et découverte. J’étais alors une petite fille souriante, comblé par l’amour d’une mère et vouant un profond respect pour mon père.
Ma vie se trouva basculée en l’an OI 155.3 (-153 av JC du calendrier attique) lorsque mon père accompagné de plusieurs hommes me dit qu’il me fallait à présent grandir, j’avais 12 ans et étant une fille, je ne comprenais pas trop ce qui se passait.
A cette époque ce que l’on appelait la deuxième guerre punique s’était achevée il y a un peu plus de 40 ans avec une défaite amère pour Carthage.
La tension entre notre nation et Rome avait fortement augmentée ces derniers temps. Notre situation militaire n’étant pas encore revenu aux effectifs souhaités, même si notre dette, conclue après la défaite de Zama, était terminée, ceux-ci étaient encore restreints face à cette Rome qui montait en puissance.
Pour cela ma famille m’apprit le maniement des armes et l’art du combat. Rome ne nous faisait pas peur mais nous la lui inspirions. La nation qui 50 ans plus tôt fit trembler les murailles de l’Urbs, avec le général Hannibal, était toujours une épée de Damoclès pour cette république. Tous les jours, notre famille s’entraînait avec plusieurs maîtres d’armes. Le glaive et l’arc n’avaient plus beaucoup de secret pour moi, il me manquait encore l’habilité lié à l’expérience, mais cela arrivera un jour (bien plus tôt que je ne le pensais).
De tout les maîtres d’armes que j’ai pu côtoyer, un seul restera dans ma mémoire, grec d’origine il se nommait Toppexès. Je le haïssais et je pensais à cette époque, autant que lui pouvait me haïr. Je me souviens du jour ou un peu moins alerte que d’habitude, il me fractura le bras droit et après me força à me battre encore et encore avec mon autre bras valide. Les frustrations et les vexations étaient telles que je pensais ne jamais en finir. Je n’osais en parler à mon père, celui-ci étant dur mais juste, farouchement ancré dans ces principes, pour lui nous étions un peuple en guerre et le combat, le courage et la vaillance ne s’apprennent pas avec les larmes, même si ce sont toutes les larmes de l’enfer. Je me résignais, continuais mon apprentissage, essayant de satisfaire et parfois d’amadouer le plus possible Toppexès. Mais celui-ci n’en devenait que plus impitoyable à la limite de la pure cruauté. Chaque jour qui passait voyait ma haine envers ce démon d’homme s’accroître. Tous les Dieux de Carthage m’étaient témoins de ma volonté à chaque instant de le transpercer, de le foudroyer. Mais pour cela il fallait d’abord que je puisse le toucher. Alors je me suis entraîné sans relâche jour et nuit, je devint une vraie gauchère, mon bras droit, gardant une séquelle, me lançait presque tout le temps. Je ne souriais plus, j’avais perdu l’innocence de la jeunesse.
A l’age de 16 ans, un événement allait changer ma vie (OI 156.3), Carthage déclara la guerre au roi Numide Massinissa allié de Rome.
Toppexès prit cet événement pour augmenter mon entraînement. Ayant expliqué à mon père que demain les légions de l’aigle seront à nos portes, il fallait accélérer ma formation. Il exigea dès lors de ne s’occuper que de moi du lever du soleil à son coucher afin de rattraper le retard et les lacunes que j’avais soit disant accumulées. Quand mon père accepta sa requête, j’ai cru que tous les dieux m’avaient abandonnés. Etant fille unique il voulait avec son âme patriarche que je sois et que je reste en vie et surtout, me préparer aux dures lois de la guerre.
Me résignant à mon sort je travaillais avec l’énergie du désespoir, j’avais déjà beaucoup progressé mais cela ne semblait jamais suffisant. Chaque soir je me couchais courbaturée et couverte d’ecchymoses. Toutefois je dois reconnaître que Toppexés avait vu juste, quelques semaines après le début du conflit contre les Numides, Rome soutint que Carthage, en attaquant un allié de Rome, avait violé les traités de paix et lui déclara la guerre. Malgré une tentative de négociation avec le Sénat et l’acceptation de leurs exigences (Carthage devait remettre 300 otages des familles les plus nobles et toutes son armée sous le contrôle du Sénat), celui-ci réclamât en sus le déplacement de Carthage. Les légions de Rome arrivaient sous nos murailles.
La cité entrait en état de guerre et moi avec, Toppexés ne me laissait plus aucune minute de répit.
Les premiers affrontements virent nos armées victorieuses. Protégés derrière nos murailles, nous pensions la victoire à notre portée. Mais les stratèges romains changèrent de tactique et décidèrent de nous bloquer de tout ravitaillement. Ils construisirent trois digues pour empêcher tout navire d’entrer ou de sortir. Carthage réagit immédiatement, fît détruire les toits des maisons et couper les cheveux de femmes pour construire les plus de navires possible et exécuter une merveilleuse sortie, qui, malheureusement se soldat par un cuisant échec. Dans les ateliers d’armement, l’or et l’argent étaient fondu à la place du fer et du bronze qui venaient à manquer Il fallait désormais tenir, vaincre ou mourir.
Dés le début du conflit je m’engageais dans l’armé de défense. Je fus assigné à la protection des ingénieurs. Lesquels avaient en charge la construction d’un nouveau port. Chaque jour que les dieux nous octroyaient voyait une attaque de nos soldats. Mais après plusieurs mois, le premier mur d’enceinte tomba et l’approvisionnement devenait de plus en plus dur. Je me retrouvais alors à la défense de la deuxième enceinte. Envahie par la fierté de ma nation, je me battais avec courage et détermination, repoussant avec mes compagnons d’armes les assauts incessants des assiégent. Mais leur acharnement vint à bout de notre courage et nous avons du, après une année de résistance qui vit périr nombre des mes camarade, céder et battre en retraite vers la citadelle.
La citadelle, dernier bastion de notre identité et de nos valeurs, seul la mort nous en délogera. Epuisé, diminué en nombre, notre vaillance n’en été que renforcée. Les assaillants sentant la victoire proche redoublaient d’effort pour ne nous laisser aucun répit. Nous avions réussi jusque la à les contenir et surtout à percer le blocus maritime, ce qui permit à plusieurs bateaux d’accostés et ainsi de nous ravitailler. Mais 2 ans et demi de combats avait réduit nos forces. Un matin l’armée romaine parvînt à ouvrir une brèche dans notre dernière muraille. Mon groupe de défense se retrouva vite encerclé. Le glaive à la main nous défendions cher notre peau. Le combat fut rude et sans pitié. Le sang coulait a flot. Les hommes en armes tombaient a tour de bras. Un coup à gauche, un autre à droite. Parade dans la foulé. Je ressentais les effets de mon entraînement. Je parait et pourfendait dans un même mouvement. Nous parvîmes à dégager un espace parmi nos assaillants. Les quelques survivants de notre groupe en profitèrent pour quitter cette espace où nous commencions à être acculé. Nous courrions vers l’Acropole. Durant six jours nous combattions, rue par rue, pavé par pavé. Guidée par l’énergie du désespoir et la fierté de notre peuple
Le septième jour notre chef Hasdrubal ainsi qu’une grande partie de notre armée voulût se rendre. Mais sa femme en habit de fête préféra se jeter dans les flammes avec ces deux enfants. Toute la gloire de notre peuple se reflétait dans ses yeux
Ainsi l’acropole tombait, nous étions perdu, les combats furent enragés, j’avais vaincu nombre de légionnaires. Mon glaive ne reflétait plus les flammes de Carthage, désormais livré aux feux et aux sangs, il n’était plus que le reflet de ma fureur, complètement teinté du rouge sang de mes ennemis. Quant à moi, les vêtements en loques et couverte de sang, le regard hagard, j’avais perdu le contact avec le monde réel. La rage se lisait sur le moindre grain de ma peau. C’est alors que me revint à l’esprit mon désir de vengeance. Il fallait trouver Toppexés et s’il était en vie le tuer …
Je partis à sa recherche, déambulant en titubant, au milieu de corps inertes ou gémissants. L’horreur, la mort et la douleur étaient présent dans chaque bouffé d’air que j’inspirais. Mon monde n’était plus. Seules la vengeance et la haine me permettaient de tenir debout et d’avancer. Je ne serais dire combien de temps je parcouru les rues de la citadelle, tel un spectre, ni par quel miracle je ne fus point égorgée ou trucidée (peut être étais-je déjà morte ?).
C’est adossé à une pierre, dans un coin d’une ruelle, que je trouvai l’objet de ma quête. Il était là, gisant dans son sang et celui d’une dizaine de légionnaire éventrés ou déchiquetés. Là devant moi, le corps meurtri, mais vivant. Je me mis à rire, le rire de la démence. Il faisait moins le fier allongé devant moi, ne pouvant se relever car une jambe lui manquait. Il me regardait, dans ses yeux il n’y avait nulle crainte, nulle supplique. Il me regardait juste. Et moi, je continuais de rire, tout en levant mon glaive. Il comprit vite mes intentions, mais rien ne changea en lui, il dit seulement : « tu n’as donc rien compris ». Et j’abatis mon arme sur son crâne. Ma vengeance était accomplie, mais pourquoi ? Pourquoi toutes ces atrocités ? Pourquoi ce meurtre ?
Ma raison commençait à revenir. Et maintenant, je pleurais, et cette fois c’étaient toutes les larmes de l’enfer ! Je pleurais ma vie, ma famille, ma ville, ce que j’étais devenue, il ne me restait plus qu’à mourir. C’est à ce moment la que j’entendis derrière moi des voix romaines, je me retournais vivement et sentit mes jambes se dérober, je tombais à terre. Ma respiration était douloureuse. Ma vision se voilait. Les voix s’éloignaient. J’avais froid. J’avais de nouveau peur. Que ce passait il ? Non je ne veux pas … je ne sais pas … PARDON …
- Deuxième partie : Une nouvelle Grèce
J’ouvre les yeux et rempli mes poumons d’un seul coup.
L’air à nouveau ? Où suis-je ? Je suis morte ? Qui sont ces gens autours de moi ? Ils parlent visiblement grec, mais il y a beaucoup de différence avec la langue que j’entendais d’habitude.
Péniblement je me redresse sur mes coudes. Il fait chaud. Si je suis morte pourquoi mon corps me fait il si mal ? J’ai encore mes vêtements couverts de sang sec, et le goût de celui-ci dans ma bouche. Les guerriers autour de moi commencent à me relever et me pause de multiples questions. Qui suis-je ? Comment suis-je arriver ici ?
Groggy et à bout de force, je parviens à articuler une question ; ou suis-je ? Une femme qui me fixait depuis le début s’approche de moi et me dit : « tu es au Nekyomanteion, sur les terre du dieu Hadès ». Alors je suis bien chez les grecques, le dieu Hadès, oui je connaissais. Le dieu des morts, gardien des enfers. J’étais donc morte ? La femme reprend son interrogatoire : « Qui est ton dieu, que viens tu faire ici ». Je ne peux articuler, les yeux grands ouverts, on en peut que distinguer mon air hagard. Comprenant cela la femme m’invite à la suivre. Me fait rentrer dans une maison et me montre une couche. Du repos, en me réveillant tout redeviendra comme avant ? Je dormis pendant 2 jours. A mon réveil la femme était là a coté de moi, elle repris aussitôt ses questions. Je lui racontais mon histoire, d’où je venais et qui j’étais. Elle m’écoutât sans dire un mot. Une fois que j’eu fini, elle parti sans rien dire et revint plusieurs heures plus tard accompagné de plusieurs hommes en armure. Vont-ils me tuer ? Non au contraire l’un d’eux s’assis a coté de moi et commença à me parler d’ici de ses règles. Je l’écoutais. Je lui demanda alors si il connaissait un moyen de retourner a Carthage. Il rit et me dis qu’il ne connaissait pas de ville de se nom.
Ils partirent et me laissèrent à mes réflexions. La femme m’apporta à manger et me raconta l’histoire d’Hadès. Notamment l’enlèvement de Perséphone. Hadès avec l’accord de Zeus enleva Perséphone alors que celle-ci cueillait des fleurs en compagnie de nymphes. La mère de Perséphone Déméter la chercha partout sur tout, ne la trouvant point elle déchaîna alors sur terre une famine. Avant que tout homme sur terre ne meure de faim Zeus exigea d’Hadès que celui-ci rende Perséphone. Hadès accepta ç une condition. Il libère Perséphone si elle n’a pas encore goûté à la nourriture de morts. Perséphone n’ayant de chagrin rien mangé depuis son enlèvement, Hadès dut à contre cœur la renvoyé sur terre. A peine de retour sur terre, Hadès apprend par son jardinier Ascalaphos qu’il l’avait vue cueillir une grenade et en manger sept grains. Perséphone avait donc mangé de la nourriture des enfers, elle devait revenir vivre auprès d’Hadès pour l’éternité. Zeus apprenant cela intervint auprès de son frère et lui proposa un marché. Perséphone resterait six mois sur terre et six mois en enfer. Lors de ses séjour en enfer Déméter pleur sa fille chaque jour et cette période correspond à l’hiver, mais à contrario quand elle est sur terre sa mère rayonne de mille feux. Si je vous raconte cette histoire c’est que celle-ci est à la base de mon adoration pour Hadès.
Le dieu des morts et surtout le dieu du renouveau et de l’espoir. J’en suis la preuve vivante. Est-ce lui qui m’a ramener ici alors que je me croyais morte ? Je ne le sais pas et ne le serais sans doute jamais. Mais je sais maintenant que c’est pas lui que tout reprend. Que le dieu des enfers et le gardien de l’éternité et du changement.
Les mois passent et j’apprends à découvrir cet univers et ces coutumes. Je suis désormais au service du dieu Hadès et je me bats pour que son rayonnement soit éternel.
Une nouvelle histoire peut désormais commencer ...