BG Isaac

Présentation du Maître des 7 océans et de ses Marinas.

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Isaac
Élève
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Inscription : jeu. janv. 01, 2026 1:32 pm

BG Isaac

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La mer n’a jamais été silencieuse au Cap Sounion. Même lorsque le vent s’apaise et que les vagues se retirent, elle murmure encore entre les colonnes antiques, comme si elle conservait en elle la mémoire de tous ceux qui l’ont servie. Isaac est né dans ce murmure. Il y a grandi, bercé par cette voix ancienne, sans jamais chercher à l’interroger.
Il ne connut jamais ses parents. On lui dit qu’ils avaient servi le sanctuaire, et que la mer les avait rappelés à elle. À Sounion, on n’exige pas d’explications à ce genre de vérité. La mer donne. La mer reprend. Isaac accepta cela très tôt, avec un calme presque troublant pour un enfant.
Il était silencieux par nature. Là où d’autres couraient et riaient, il observait. Face à l’horizon, il restait immobile, comme s’il cherchait à comprendre ce qui se cache derrière l’apparence du monde. Il aimait le froid, les vents mordants, les matins où l’air semble plus dur, plus réel. Sans qu’il en ait conscience, le froid répondait déjà à sa présence.

Son cosmos s’éveilla lors d’une tempête hivernale.
Pris au piège au bord des falaises, Isaac fut frappé par une vague glaciale qui le projeta violemment contre la roche. L’eau lui coupa le souffle, ses membres s’engourdirent, et pendant un instant, il crut que la mer allait l’engloutir. Pourtant, au lieu de la panique, il ressentit une étrange immobilité. Le froid ne le blessait pas. Il l’acceptait.
Lorsque les gardies le retrouvèrent, la tempête faisait encore rage. Autour d’Isaac, la roche était recouverte d’un givre fragile, scintillant sous la pluie. Comme si la mer elle-même avait hésité.
Ce jour-là, les Oracles reconnurent en lui un futur Marina.

L’entraînement d’Isaac suivit les voies traditionnelles, sans privilège ni raccourci.
Il apprit à lutter contre les courants, à endurer la pression écrasante des abysses. Il connut l’épuisement, les muscles brûlants, les poumons en feu. Isaac n’était pas le plus rapide, ni le plus explosif. Il n’était pas celui qui frappait avec rage. Il était celui qui tenait.
Son cosmos se diffusait naturellement devant lui, dense et stable, comme une nappe invisible qui alourdissait l’espace. Peu à peu, cette diffusion devint un mur : une barrière lumineuse et glacée, capable d’absorber les attaques frontales, de ralentir la violence, de gagner du temps.
Mais lorsque son corps était poussé à l’extrême, lorsqu’on le plongeait dans le froid le plus cruel, son cosmos révélait une autre nature. Il se condensait, devenait tranchant, implacable. Isaac apprit à libérer cette énergie sous la forme d’une attaque de glace pure, dévastatrice, née des profondeurs marines. Une puissance droite, absolue, sans haine inutile.

La nuit où Isaac perdit son œil gauche fut celle où il comprit ce que signifiait vraiment tenir une position.
Des assaillants s’infiltrèrent dans une zone secondaire du Cap Sounion, proche des camps d’entraînement. Leur attaque fut rapide, méthodique. Ils ne cherchaient pas la gloire. Ils testaient les défenses. Et ils frappaient sans pitié.
Quand Isaac arriva, le chaos était déjà là.
Devant lui, plusieurs jeunes élèves Marinas tentaient de se défendre. Leurs cosmos tremblaient, leurs gestes étaient maladroits. Certains hésitaient, d’autres reculaient. Ils n’étaient pas prêts. Pas encore.
À cet instant précis, Isaac comprit.
S’il tombait, il n’y aurait plus rien entre les assaillants et ces enfants.
S’il reculait, le Cap Sounion perdrait plus que des vies : il perdrait l’avenir même des Marinas.
Il ne pensa pas à la gloire, ni à la mort.
Il pensa au lendemain qui n’existerait pas si ces élèves mouraient ici.
Alors il se plaça devant et déploya son cosmos.
L’air vibra lorsque son mur se forma : une barrière lumineuse, glacée, vivante. Les premières attaques s’y écrasèrent dans un fracas assourdissant. La pierre se fissura. Le sol trembla. Isaac sentit chaque impact traverser son corps, mais il tint.

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« Tiens.
Encore un instant. »

Les assaillants redoublèrent de violence. Chaque coup arrachait un peu de son souffle. Son mur se fragilisait. Son corps hurlait de douleur.
« Si je cède maintenant… ils mourront.
Si je tombe… tout s’effondrera. »

Puis vint l’attaque.
Un déferlement brutal, concentré, sans retenue. Isaac sut, dès l’instant où il la vit naître, qu’elle était trop puissante pour son mur.
Mais il ne bougea pas.
L’explosion traversa la barrière et frappa son visage. Une douleur aveuglante, déchirante. Son œil gauche fut détruit dans l’impact. Le monde bascula, noyé dans le sang et la lumière. Il tomba à genoux.
Et pourtant… il ne rompit pas.
À genoux, à moitié aveugle, Isaac maintint sa position. Derrière lui, il entendait les respirations paniquées des élèves et leurs cris. Tant qu’il tenait, ils vivaient.
Alors, dans un souffle rauque, il fit son choix.
Il abaissa son mur.
Et libéra la Colère du Kraken.
Son cosmos se condensa brutalement, aspirant la chaleur de l’air, figeant l’espace lui-même. Une vague de froid abyssal explosa vers l’avant, née des profondeurs les plus sombres de la mer. Ce n’était pas une simple attaque.
C’était une sentence.
Les ennemis furent frappés, figés, enfermés dans des cercueils de glace translucide. Isaac ne cherchait pas seulement à les vaincre. Il les emprisonnait, les immobilisait, les réduisait au silence.

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Parce que les tuer aurait laissé des traces et que la mort appelle la vengeance.
Parce que le sanctuaire devait rester intact, pur, hors de la spirale du sang.
Quand le silence retomba, Isaac s’effondra.
Mais les élèves étaient vivants.

Il survécut, mais pas son œil gauche…
On parla d’héroïsme. De sacrifice. Isaac n’écouta pas. Il savait seulement une chose : il avait tenu. Et cela avait suffi.
Depuis ce jour, son cosmos a changé. Son mur est devenu plus dense, plus stable encore. Sa Colère du Kraken, plus maîtrisée, plus redoutable. Isaac est devenu Marina et gardien du Cap Sounion.
Aujourd’hui, il veille sur le sanctuaire et sur ceux qui apprennent. Silencieux. Immobile. Son regard unique voit ce que d’autres ignorent : la fragilité du futur, et le prix réel de la protection.
Isaac n’est pas un conquérant.
Il n’est pas une légende chantée.
Il est celui qui se tient devant.
Et tant qu’il restera debout face à la mer,
aucun élève Marina ne tombera derrière lui.


SES ATTAQUES

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Rempart des profondeurs Boréales

Description: Un mur de givre marin se matérialise, chargé de la pression écrasante des profondeurs.
Effet RP: Les attaques ne le brisent pas : elles y meurent, étouffées.

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La Colère du Kraken

Description: Isaac libère un souffle glacial issu des abysses, une vague de froid absolu qui fige l’air et la matière sur son passage, comme si les profondeurs de l’océan remontaient pour engloutir le champ de bataille. La glace se referme sur ses ennemis en prisons cristallines, silencieuses et implacables, semblables à des cercueils nés de la mer.
Effet RP :
Les adversaires touchés sont immobilisés et scellés dans la glace ; leur cosmos est ralenti, comprimé et progressivement étouffé, rendant toute action impossible sans une puissance ou une intervention extérieure majeure.
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