BG Cobra

Présentation du Maître des 7 océans et de ses Marinas.

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Cobra
Élève
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BG Cobra

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Le Cap Sounion était une terre de vent et de pierre, où le ciel et la mer se confondaient dans un fracas éternel. Sous la salle d’audience des Oracles, s’étendaient des souterrains secrets, un labyrinthe de pierre froide et d’ombre. C’est là que Cobra avait été façonné, depuis son plus jeune âge, par Adamantios, Oracle de Poséidon et dernier vestige vivant de la légendaire légion Leviathan. Cette légion n’était pas une armée ordinaire : ses membres étaient des fantômes, des assassins et des protecteurs, capables de masquer leur cosmos et de disparaître sans laisser de trace, veillant sur les Oracles et les secrets des mers depuis des millénaires. Légion jadis créé par les Oracles eux mêmes et finalement anéanti par peur de sa puissance potentielle contre eux. Elle avait cependant perduré au fil des âges grâce à la survie d’un seul de leurs membres, qui génération après génération formant un seul et unique élève.

Cobra n’avait jamais été destiné à la grandeur. Il n’était pas né sous une étoile héroïque, ni dans un temple de gloire. Mais son destin se mêla à celui d’Adamantios, un maître à la puissance écrasante et à l’exigence sans faille. Dès le premier jour, Cobra comprit que rien ne serait simple. Adamantios ne montrait aucune indulgence : chaque matin, le jeune disciple descendait dans les souterrains humides et étroits, où le silence pesait comme un jugement. La pierre froide mordait sa peau, l’air était lourd et humide, et chaque pas résonnait comme un glas dans le labyrinthe. Son maître l’attendait, immobile dans l’ombre, ses yeux perçants comme des éclats de granit, observant chaque micro-mouvement, chaque respiration derrière son masque.
L’entraînement était un enfer quotidien. Cobra courait jusqu’à ce que ses poumons crient, combattait dans des salles de pierre glacée, répétait des mouvements de katana jusqu’au sang apprenait la fabrication de poisons mortels ou de remèdes subtils sous la surveillance implacable d’Adamantios.
Les muscles brûlaient, les articulations hurlaient, et chaque respiration semblait un combat contre l’étouffement. Il y avait des journées où il tombait à genoux, ses mains crispées sur la lame, son cœur battant comme un tambour de guerre. « Je vais mourir ici… peut-être que je n’en sortirai pas… » pensait-il souvent, le désespoir s’insinuant dans ses veines comme un poison invisible.

Puis vint l’épreuve qui allait forger son esprit et son corps pour toujours. Adamantios l’enferma dans une salle souterraine étroite, noire et glaciale, dépourvue de lumière et d’air presque suffocant. La tâche semblait simple : maintenir son katana levé, immobile, dans une position intenable, jusqu’à ce que le maître décide qu’il avait assez souffert. Mais très vite, Cobra sentit ses bras brûler, ses épaules hurler, ses doigts engourdis menacer de lâcher la lame, et chaque souffle se faire une lutte contre la suffocation. Son esprit vacillait, englouti par la douleur et la peur : « Je vais tomber… je vais m’effondrer… Adamantios me repoussera encore plus loin… je ne pourrai pas continuer… »
Les heures passèrent comme des siècles. Chaque muscle criait, chaque nerf brûlait, le sang battait dans ses tempes. La peur et le doute l’assaillaient de toutes parts. Il pensa à la mort, à l’échec, à sa propre faiblesse. Les ténèbres de la salle semblaient vouloir l’avaler tout entier. Et pourtant, au milieu de cette souffrance, Cobra sentit une flamme silencieuse s’allumer en lui. Il se concentra sur la vibration de ses muscles, sur le poids du katana, sur le souffle de son corps. La peur devint concentration, la douleur vigilance, le doute un guide. Il transforma chaque frisson de terreur en énergie, chaque crampe en maîtrise. Son corps tremblait, mais son esprit se renforçait. Quand Adamantios mit fin à l’épreuve, Cobra tomba à genoux, tremblant, couvert de sueur et de sang, mais vivant. Il comprit qu’il n’était plus seulement un disciple : il était un Leviathan, capable de dominer son corps, son esprit et sa peur.

Mais Adamantios n’avait pas encore révélé la difficulté la plus subtile et insidieuse de l’art de la légion : la maîtrise et la dissimulation du cosmos. Quelques jours plus tard, il emmena Cobra dans une galerie immense, plongée dans l’obscurité totale, sans source de lumière ni repère.


« Tu ne dois plus exister aux yeux de ceux qui sentent l’énergie »

Dit Adamantios d’une voix glaciale. Cobra devait apprendre à masquer sa présence, à éteindre son cosmos comme on éteint une flamme. Il s’assit dans le silence de la pierre humide, ses paupières closes, chaque respiration un combat, chaque vibration interne un test de contrôle.
Au début, il ne ressentait que le chaos : son cosmos flamboyait malgré lui, envoyant des échos qu’Adamantios pouvait percevoir. Chaque erreur était sanctionnée par une épreuve physique : courir dans les galeries en maintenant son énergie à un minimum absolu, plier son corps jusqu’à la limite de la douleur. Chaque erreur le remplissait de honte et de frustration : « Je ne peux pas… je ne peux pas me cacher… » Mais au fil des heures, Cobra commença à écouter. Il sentit l’énergie couler dans ses veines, apprendre à se concentrer sur le silence intérieur, à la contenir, à la modeler comme de l’argile. Chaque souffle, chaque muscle, chaque fibre de son corps devint un outil pour contenir sa présence. Et quand il réussit enfin à disparaître de la perception même de son maître, il ressentit une puissance inouïe : il pouvait exister et ne pas exister à la fois, un fantôme dans le monde, invisible mais prêt à agir.
Entre eux, le lien était unique. Cobra considérait Adamantios avec un respect absolu, conscient de sa grandeur et de son autorité. Adamantios, lui, testait sans cesse ses limites, exigeant la perfection dans chaque geste, chaque souffle, chaque pensée. Aucun mot de tendresse n’etait échangé, aucun mot de félicitation; seule la discipline, seule l’exigence, seule la rigueur régissait leur relation. Et pourtant, dans ce silence, Cobra ressentait la confiance de son maître, invisible mais palpable, comme un guide dans l’ombre…

Aujourd’hui, Cobra est le dernier Leviathan vivant. Adamantios ayant disparu de la vue du monde, il veille sur le Cap Sounion, gardien invisible des Oracles et de leurs secrets. Les rares témoins parlent d’une silhouette fuyante, surgissant des falaises ou des galeries comme un éclat de nuit, disparaissant aussitôt dans les ombres. Il est fidèle à Poséidon et à la tradition millénaire de la légion, mais il agit selon son propre code, mesurant chaque geste, chaque silence, chaque décision.
Cobra n’est ni un héros que l’on acclame, ni un fantôme que l’on craint pour son nom. Il est l’ombre des Oracles, le spectre des Leviathan, le gardien silencieux des secrets de la mer et des hommes. Chaque douleur, chaque chute, chaque doute de son enfance dans les souterrains du Cap Sounion, chaque frisson de peur et de maîtrise de son cosmos, l’a forgé. Chaque souffle de vent sur les falaises lui rappelle qu’il est devenu ce qu’il devait être : un héritier invisible, implacable, éternel.


SES ATTAQUES

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Les 1000 lames

Description: Cobra fait flamboyer son cosmos et fait de rapides mouvements avec sa lame. Si rapide que l’attaque paraît semblable à 1000 lames de cosmos qui fondent sur leur cible.
Effet RP: L’adversaire se fait lacérer par des milliers de lames de cosmos tranchantes.


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Plaies de l’Ombre

Description : Une attaque sournoise et invisible. Cobra frappe avec son katana de manière si précise, subtile et rapide que la lame semble manquer sa cible. Quelques secondes plus tard, des plaies multiples apparaissent sur le corps de l’adversaire, nettes et dispersées. Aucun débordement de cosmos n’est perceptible : l’attaque se matérialise dans un silence absolu.
Effet RP :L’adversaire croit initialement que Cobra a raté son attaque.
La confusion s’installe lorsqu’il constate l’apparition simultanée de plaies multiples.
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